Boucan d’Enfer

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Archive pour juillet, 2007

Radiolina

Publié par thorvald sur juillet 30, 2007

Actuellement, Manu Chao présente son album ‘Radiolina‘ dans une tournée nord-américaine qui l’emmène de Vancouver à Brooklyn. Le titre ‘Rainin in Paradize‘, premier extrait, a été réalisé avec l’aide d’Andrew Scheps des Red Hot Chili Peppers. Le cinéaste Emir Kusturica s’est occupé du clip vidéo. Manu a d’ailleurs réalisé la bande originale de son prochain filmMaradona‘. Le 30 juillet prochain, retrouvez-le à Vic-Fezensac pour un concert exclusif, dans le cadre du festival Tempo Latino.

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Critique de ‘La Radiolina’ par Mathieu Durand
Pour cet album, le Chao flirte avec la grosse production (à la sauce américaine). Il chahute et crapahute sur des morceaux chapotés par Mario Caldato (Beastie Boys) et Andrew Scheps (Red Hot Chili Peppers). Résultat : un son plus rond et une batterie qui marque souvent tous les temps, à l’aveugle. ‘Besoin de la lune’, pièce “chaoïste” au possible, flanquée de sa guitare résonnant tel un banjo country, résume bien la pâte sonore qui sévit sur ‘La Radiolina’ : une rythmique rock trop marquée pour être honnête. Sans cela, le morceau aurait sans doute ressemblé à un autre du Chao. Ce qu’on peut reprocher à Manu peut donc aussi lui être gratifié : il change. Beaucoup l’avaient accusé d’un manque patent d’évolution entre les inauguraux ‘Clandestino’ et ‘Proxima Estacion : Esperanza’, ‘La Radiolina’ renoue (à l’inverse) avec la brutalité de la Mano Negra (le basique ‘Bleedin clown’). Par là même, Chao quitte peu à peu le lo-fi et le dépouillement qui ont fait le succès dans sa période clandestine. La simplicité à la Manu, on la retrouve sur ‘Politic Kills’ (texte engagé, riff minimaliste, mélodie latine). Sur de telles ritournelles, le chanteur / guitariste semble remâcher toujours les mêmes thèmes mélodiques et textuels pour les faire émerger, légèrement différents, comme pour voir “l’effet que ça fait”. Avec une indéniable spontanéité, Manu Chao trace sa route en déposant de petits cailloux discographiques derrière lui. Le dernier en date n’est sûrement pas le plus poli, sans être non plus désagréable au toucher (les délicieux ‘A cosa’ ou ‘Amalucada vida’). Il s’apparente plutôt à une étape dans la démarche singulière d’un personnage à découvrir dans son élément naturel (la scène). Chao délivre une musique cosmopolite sans prétention auquel ses admirateurs aimeraient greffer des ambitions. ‘La Radiolina’, en fin d’écoute, c’est un peu le dynamisme de la Mano chanté à la Manu.

SOURCES : http://www.evene.fr

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