Boucan d’Enfer

The White Stripes, Phoenix, Renaud, Devendra Banhart, The Raconteurs…….

Archive pour novembre 30th, 2007

J’aime Manu Chao…..

Publié par thorvald sur novembre 30, 2007

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Y’a de l’espoir… et d’la joie!

J’aime Manu Chao, presque à la folie. Lorsque son premier CD, Clandestino, est sorti (Manu Chao avait quitté le groupe Mano Negra), en 1998, j’étais tellement emballé de ma découverte que j’en ai acheté une bonne dizaine que j’ai remis à ceux que j’aime. Vous vous souvenez sûrement de certaines chansons, dont celle qui donne son nom au CD, Clandestino, ou encore Welcome to Tijuana, Je ne t’aime plus, mon amour, Desaparecido, ou de paroles comme «quelle heure est-il au paradis?».

Puis est venu en 2001 Proxima estación… esperanza, qui s’inscrivait dans la droite ligne du premier, avec Me gustas tu ou Mister Bobby en hommage à Bob Marley. J’ai acheté quelque temps après le CD live de Radio Bemba Sound System, une trentaine de chansons sur un rythme décoiffant, ininterrompu. Un véritable carnaval: rock’n’roll, rythm’n’blues, jump, patchanga. Un DVD suivit, Radio Bemba, le film de la tournée spectaculaire en Amérique latine. Avec des scènes à couper le souffle, où des Indiens des Andes, entre autres, organisent une sorte de pique-nique et font rôtir un lama pour le bouffer, tandis que Manu Chao et son groupe improvisent un spectacle en plein air, dans cette immense cuvette à plus de mille mètres d’altitude. Des images inoubliables. Entre-temps, est sorti un CD-livre en français, Sibérie m’était contée, une sorte de contes et légendes où Paris est comparée à la Sibérie parce que l’hiver, il y fait froid et qu’on n’y voit jamais le soleil. Puis ce CD du duo malien Amadou et Mariam, Dimanche à Bamako, que Manu Chao a produit et qui a rapidement conquis les fans de Manu Chao.

Chaque fois on reconnaît le son de ce chanteur et musicien engagé en faveur des déshérités, des petites gens et de ceux qui luttent. Chaque fois on reconnaît les paroles, où les mots solidarité, injustice, dénonciation, indignation constituent un véritable encouragement pour ceux qui croient encore qu’un monde meilleur est possible.

Il faut dire que Manu Chao, qui habite la Catalogne, a de qui tenir. Son père, Ramon Chao, Galicien émigré en France dans les années 1950, est romancier et journaliste. Il écrit dans le prestigieux mensuel Le Monde diplomatique. Homme de gauche, il vient de faire paraître un livre sur le Che, préfacé par Ignacio Ramonet, son patron au Monde diplomatique.

Le dernier CD que Manu Chao, 46 ans, vient de lancer, il y a quelques semaines, s’intitule La Radiolina. Un amalgame, une mosaïque, un casse-tête dans lequel chaque pièce a sa place, avec ses souvenirs de voyages, ses rencontres impromptues, comme celle avec Maradona, le fameux joueur de soccer argentin (La vida tombola), ou ces prostituées de la rue del Desengaño (Me llaman calle, ce qu’on peut traduire par: on m’appelle la rue ou la fille de rue). La rue del Desengaño (la rue de la Déception), un nom prédestiné, existe vraiment à Madrid. Ce dernier album est peut-être moins spectaculaire, moins rythmé que les précédents, mais il est du gâteau pour peu qu’on se donne la peine d’écouter les paroles de chansons. «Chaque disque est un petit voyage qui t’amène d’un point à un autre», affirme-t-il. Plusieurs chansons comme Politik kills, Panik Panik ou Raining in Paradise sont à contenu explicitement politique. Manu Chao se défend bien de poser en leader de la cause altermondialiste ou antiglobalisation, mais il avoue qu’il ne fait qu’ajouter son grain de sel pour changer l’ordre actuel des choses. Que faire maintenant? demande-t-il (Y ahora qué? question que l’on retrouve sur la pochette du cd). «Chaque jour je lutte pour ne pas dépérir / Chaque jour je m’effraie de me retenir autant.» On peut aussi écouter ses dernières chansons sur son site: www.manuchao.net/radiolina/.

SOURCES : Jacques Lanctôt - http://www2.canoe.com

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