Boucan d'Enfer

The White Stripes, Phoenix, Renaud, Devendra Banhart, The Raconteurs, The Dead Weather et…..Gaëtan Roussel

Archive pour janvier 2008

Les nominés pour les Victoires de la Musique

Publié par thorvald le janvier 31, 2008

Voici la liste des nominations pour la 23e cérémonie des Victoires de la musique, qui aura lieu le samedi 8 mars:

. Groupe ou artiste interprète masculin de l’année: Abd al Malik, Etienne Daho, Yannick Noah, Michel Polnareff

. Groupe ou artiste interprète féminine de l’année: Keren Ann, les Rita Mitsouko, Vanessa Paradis, Zazie

. Artiste/groupe révélation du public de l’année: AaRON, Thomas Dutronc, Renan Luce, Christophe Maé

. Groupe/artiste révélation scène de l’année: AaRON, Emily Loizeau, Renan Luce, Christophe Maé

. Album révélation de l’année: “Comme un manouche sans guitare” (Thomas Dutronc), “Repenti” (Renan Luce), “Mon paradis” (Christophe Maé), “Inventaire” (Christophe Willem)

. Album de chansons/variétés de l’année: “Amor doloroso” (Jacques Higelin), “Variéty” (les Rita Mitsouko), “Divinidylle” (Vanessa Paradis), “Totem” (Zazie)

. Album pop/rock de l’année: “La radiolina” (Manu Chao), “L’invitation” (Etienne Daho), “La mécanique du coeur” (Dionysos), “Keren Ann” (Keren Ann)

. Album de musiques urbaines de l’année: “T’as vu” (Fatal Bazooka), “Place 54″ (Hocus Pocus), “Saison 5″ (IAM), “Chapitre 7″ (MC Solaar)

. Album musiques du monde de l’année: “La France des couleurs” (Idir), “L’Africain” (Tiken Jah Fakoly), “Yael Naim” (Yael Naim), “D’ici ou d’ailleurs” (Soha)

. Artiste de musiques électroniques ou dance de l’année:
David Guetta, Justice, Bob Sinclar, Wax Tailor

. Musique originale de cinéma de l’année: “Hors de prix” (Bazbaz), “La question humaine” (Syd Matters), “U” (Sanseverino), “Arthur et les Minimoys” (Eric Serra)

. Chanson originale de l’année:
“Ma France à moi” (Diam’s), “Garçon” (Koxie), “Double je” (Christophe Willem), “Je suis un homme” (Zazie)

. Spectacle musical/tournée/concert:
Daft Punk, Vincent Delerm, Michel Polnareff, Zazie

. Vidéoclip: “Mauvaise foi nocturne” (Fatal Bazooka), “1234″ (Feist), “D.A.N.C.E.” (Justice), “Double je” (Christophe Willem), “Je suis un homme” (Zazie)

. DVD musical: “Le Grand Rex 2007″ (Michel Delpech), “Au tour de ma bulle” (Diam’s), “Monsters in live” (Dionysos), “Le Soldat Rose”.

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Plus de disques et de concerts français à l’étranger en 2007

Publié par thorvald le janvier 29, 2008

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L’album produit en France qui s’est le mieux vendu à l’étranger l’an passé est The Reminder de la Canadienne Feist (plus de 700 000 exemplaires dont 450 000 aux États-Unis), dont la chanson 1234 a été utilisée pour la campagne publicitaire mondiale de l’iPod Nano et qui a reçu quatre nominations pour les prochains Grammy Awards.

Derrière, on trouve La Radiolina de Manu Chao (plus de 400 000 ventes à l’export), Pocket Symphony d’Air, No Promises de Carla Bruni (plus de 200 000 chacun), Alive 2007 de Daft Punk (plus de 175 000) et la bande originale du film sur Édith Piaf La môme, titré La vie en rose à l’étranger (plus de 150 000).

SOURCES :  .cyberpresse.ca

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2007 : les radios ont dressé le bilan Le Top 5 des titres francophones

Publié par thorvald le janvier 25, 2008

“Rainin in Paradize” de Manu Chao (Radio Bemba / Because Music / Wagram) a été désigné titre francophone de l’année.
“Du très bon son produit par Manu Chao et son groupe Radio Bemba Sound System pour faire danser des millions de fans sur des rythmes latins, reggae et rock !” SNRT Rabat Chaîne Inter (Rabat, Maroc)
Suivent “Divine Idylle” – Vanessa Paradis (Universal), “D.A.N.C.E” – Justice (Ed Banger / Because / Wagram), “Ouvrez les frontières” (feat. Soprano) – Tiken Jah Fakoly (Universal) et “Les autres” – Abd Al Malik (Atmosphériques).

L’événement musical

Les Francofolies de Montréal (Québec) et Les Francofolies de Spa (Belgique).
Viennent ensuite la Fête de la Musique et la 29ème édition du Festival des Transmusicales à Rennes (France).

Le Coup de Cœur

Etienne Daho, avec son titre “L’invitation” (EMI), qui se trouve être aussi le titre le plus téléchargé sur francodiff.org en 2007.
“On aimerait des invitations musicales comme cela plus souvent !” UNIQue the RADIO (Tokyo, Japon)

Les 3 premiers du Palmarès International des Musiques Francophones annuel

Vanessa Paradis avec “Divine idylle” (Universal), Manu Chao avec “Rainin in paradize” (Radio Bemba / Because Music / Wagram) et Charlotte Gainsbourg avec “The song that we sing” (Because Music / Wagram).

        

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Renaud ou le Prévert des banlieues

Publié par thorvald le janvier 24, 2008

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Les chansonnettes amusantes et légères comme Laisse béton, Adieu minette ou La tire à Dédé font partie intégrante d’un panel de plusieurs dizaines de titres enregistrés qui expriment tantôt la joie de vivre, tantôt la nostalgie (Mistral gagnant, Le petit chat est mort), la tristesse (La chanson du loubard*, Putain de camion), l’amour (Morgane de toi) ou bien la colère (Madame Tatcher). De son premier album Amoureux de Paname à Rouge sang, c’est l’itinéraire d’un poète loubard balloté dans une époque compliquée et pas facile à vivre qui nous est proposé. Tout ce que nous ressentons, il nous le restitue avec son grand cœur et son âme de chevalier des temps modernes. Nous ne sommes pas obligés d’être d’accord avec tout mais l’essentiel est de bien comprendre que nous avons affaire à un artiste encore rempli de naturel, d’implication et d’honnêteté intellectuelle au bout de plus de 30 ans de carrière…      Lorsque les éditions Points nous invitent à relire les paroles des chansons de Renaud c’est tout notre vécu qui rejaillit. Comment le définir ? Nous y avons pensé, évidemment, le terme de « Prévert des banlieues » nous vient à l’esprit ! Mais est-ce vraiment le bon ?

SOURCES : resmusica.com

Renaud sur : .fnac.com

               

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Le festival Coachella

Publié par thorvald le janvier 23, 2008

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Lors du festival Coachella, qui se tiendra du 25 au 27 avril au Empire Polo Field à Indio, en Californie, The Raconteurs, le projet musical de Jack White, leader des White Stripes, fera la promotion d’un deuxième album qui doit être lancé au printemps ou au début de l’été.

SOURCES : .canoe.com

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Les Rolling Stones ouvriront la Berlinale 2008

Publié par thorvald le janvier 20, 2008

Le film Shine a Light de Martin Scorsese, qui compile deux concerts new-yorkais des Rolling Stones, ouvrira la 58e édition du Festival international du film à berlin.Shine a Light réunit les images de deux concerts du groupe de rock anglais donnés au Beacon Theatre de New York les 29 octobre et 1er novembre 2006. Le film compte également la présence des guests présentes ces soirs là telles que Jack White des White Stripes ou Christina Aguilera. La performance de Mick Jagger et de ses complices est entrecoupée d’interviews et d’images des coulisses du show.Le long métrage sortira dans les salles françaises le 16 avril 2008.

La Berlinale 2008 débutera le 7 février prochain pour se conclure le 17 février. Le réalisateur gréco-français Costa Gavras siègera à la tête du jury longs métrages.

SOURCES : .plurielles.fr

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L’univers féerique des CocoRosie s’ouvre au Cargö

Publié par thorvald le janvier 20, 2008

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Poétesses annonciatrices d’une renaissance du folk hippie, les soeurs Casady se produisent à Caen pour le premier anniversaire de la salle, pour une date unique en France.

Ce qui est rare est précieux. Peut-être pour cela que les CocoRosie se font discrètes. Non pas que les soeurs Casady soient du genre cachottières. Exhibitionnistes, elles auraient plutôt tendance à inviter à visiter leur univers intérieur sans se faire prier. Mais leur poésie futuriste part trop peu à la rencontre du public, se confronte trop rarement à la scène.Rageant tant les CocoRosie prennent un malin plaisir à démontrer qu’elles ont plein de choses à raconter. Sierra et Bianca cultivent un jardin étrange. Chant délicat, voie éraillée, mélodie mélancolique, atmosphère éthérée produisent un charme raffiné dont on se laisse aisément enivrer. Une sorte de déprime maîtrisée dans laquelle on aime doucement dériver, s’enfoncer.

Sur ce plan, les CocoRosie sont sans égal. Sans doute parce que ces Canadiennes légèrement déjantées prennent beaucoup de soin à composer des morceaux lunaires. Il n’est pas rare qu’un instrument unique, piano désaccordé, guitare, xylophone ou harpe, à peine accompagné d’un riff subliminal d’accordéon, y croise les enregistrements des bruits de la vie quotidienne, sonnerie de téléphone, sifflement d’une théière ou mélopée d’un train.

Comment définir ce genre, à la croisée des chemins du folk et des musiques répétitives et concrètes ? Inutile de perdre son temps dans une telle entreprise. L’intérêt réside dans un résultat proche du conte sonore, dont on bercerait volontiers les jeunes enfants. Mais les textes, poétiques, semblent destiner cette matière aux plus grands.

De la formation du duo, en 2003 à Paris, à aujourd’hui, les soeurs Casady ont entraîné en trois albums pas mal de monde dans leur sillage hippie. Le New-Yorkais Devendra Banhart ou le rappeur parisien Spleen ont rejoint la sarabande des amis, livrant eux-mêmes leur propre version de ce renouveau folk. Au sein de son label, Bianca Casady s’essaie au soutien de jeunes artistes comme les Bunny Rabbit. Des éléments qui, mis bout à bout, constituent le monde de CocoRosie, doux et irréel. Féerique.

Josué JEAN-BART.

SOURCES : .caen.maville

                    

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Renaud gagnant

Publié par thorvald le janvier 16, 2008

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On l’a vu ici fini, pathétique, confus, mauvais, à la limite du delirium tremens, ces dernières années. Et puis, voilà la résurrection, inattendue mais indéniable : Renaud revient, à la vie, à la scène.

En témoigne ce double CD de sa dernière tournée, enregistré principalement à Bercy devant quelque 17 000 spectateurs, étonnamment agréable à écouter, touchant, drôle… C’est Renaud tel qu’on l’aime, avec sa voix approximative, c’est vrai, mais aussi ses fascinants paradoxes, sa gouaille, sa présence, ses chansons qui rentrent dans le plexus… Pendant deux heures et demie, il chante autant de nouvelles que d’anciennes chansons, et il y en a de touchantes et de pertinentes dans les deux catégories, sans oublier deux longs pots-pourris vraiment réussis, l’un consacré à sa fille Lolita, l’autre à la banlieue.

Toutefois, pour vraiment apprécier ce Renaud-là, avec ses excellents musiciens et son magnifique décor et ses superbes éclairages et sa (jeune) foule en délire, achetez plutôt le DVD, offert à peu près au même prix que le CD. C’est le retour de Renaud Lambert, tatata !

SOURCES : cyberpresse.ca

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Manu Chao produit un disque des “fous” argentins de La Colifata

Publié par thorvald le janvier 15, 2008

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Je crois que ce disque sera un des plus importants de ma carrière”, lance Manu Chao, avec son éternel sourire et ses allures de Tintin reporter. Amoureux de l’Amérique latine, le musicien globe-trotteur était en Argentine, en décembre 2007, pour enregistrer un album – dont la sortie est attendue cette année – avec des artistes inédits : des patients du principal hôpital psychiatrique de Buenos Aires, le Borda, qui ont leur propre radio, La Colifata, la radio des fous, dans l’argot local.
Créé en 1991 par un jeune psychologue, Alfredo Olivera, La Colifata connaît un grand succès en Argentine et a fait des adeptes à l’étranger. Tous les samedis, l’émission brise l’isolement et les souffrances de quelque cinq cents malades enfermés derrière les murs délabrés de l’asile. Malgré l’indifférence des autorités hospitalières, la thérapie par les ondes donne de bons résultats. Plusieurs chroniqueurs de la radio, les Colifatos, ont pu quitter l’asile pour suivre un traitement à domicile.

“Ils m’ont bouleversé depuis le premier jour où je l’ai ai écoutés grâce à un enregistrement. Cela a été un coup de coeur, ils sont devenus mes amis, raconte Manu Chao. Malgré la barrière de la langue, j’aimerais que tout le monde les écoute. Ils m’ont beaucoup appris. Ils ont une lucidité hallucinante, qui leur permet de synthétiser les problèmes de la vie, l’amour ou la politique, en trois mots. C’est de la poésie à l’état pur, du Prévert. Et puis il y a une telle tolérance entre eux, chacun acceptant la folie de l’autre ! Personnellement, je ne vois pas la frontière de la folie. Pour moi, la frontière est quand la folie est douloureuse. S’il n’y a pas de douleur, quel est le problème ?”

 

LE SUPER GAMIN

C’est la fête, ce jour-là, à quelques kilomètres de Buenos Aires, dans la maison de campagne, flanquée d’un studio d’enregistrement, appartenant au groupe de rock argentin Los Piojos (les poux). Bermuda et casquette plate, à 46 ans, le “super chango” (le super gamin), comme un quotidien argentin a baptisé Manu Chao, s’éclate comme un gosse. Avec sa tribu : des musiciens des Piojos, ceux de Radio Roots, ces musiciens argentins rencontrés dans les rues de Barcelone et une dizaine de Colifatos.

Certains chantent, d’autres récitent des poèmes ou improvisent des discours. Après l’asado, la traditionnelle viande grillée, quelques parties de baby-foot, avant de se mettre au travail. Pieds nus et short à fleurs, l’un des Colifatos, Hugo, a le trac. Il n’a pas l’habitude des micros.

Assis à côté de lui, Manu Chao l’encourage. “Je suis méchant, cruel, égoïste, ambitieux, tout m’appartient, les banques, le pétrole, l’eau, je fais la guerre, je veux que disparaisse l’humanité pour rester seul maître de la planète, je suis dieu !”, s’époumone Hugo. Il est l’auteur de cette chanson dédiée au président George Bush. Un peu plus loin, Eduardo, baptisé le Beat, un conteur au large sourire édenté, attend son tour : “Manu est comme un frère. Nous vivons isolés, mais grâce à lui on se sent importants. Alors on a décidé de ne pas nous laisser mourir.”

Avec les membres de La Colifata, Manu Chao a travaillé de la même façon qu’avec les Maliens Amadou et Mariam. Il produit leur album, enregistre leurs chansons, leurs chroniques radio, et ajoute la musique. “Les Colifatos ont besoin d’une source de revenus qui vienne d’eux-mêmes. Je ne veux pas de l’assistanat, mais un disque qui leur rapportera de l’argent.”

A Buenos Aires, Manu Chao n’a pas donné de concerts. Seul le bouche-à-oreille a permis à ses fans de l’écouter jusque tard dans la nuit, dans la cour du Borda. Ou pendant une conférence de presse, lors de laquelle il a parlé de son dernier album, La Radiolina. Une des chansons, La Vida tombola, est consacrée à un Argentin qui le fascine, Diego Maradona. Manu Chao a rencontré le footballeur il y a deux ans grâce à Emir Kusturica.

Le cinéaste serbe l’avait invité à Naples, où il tournait une partie du film consacré à l’enfant terrible du football argentin, pour lequel Manu Chao a écrit une chanson. Depuis, Kusturica a réalisé le clip du titre Rainin in Paradize, de Manu Chao, où figurent des membres de La Colifata.

L’actualité est toujours présente dans le discours du musicien : “Il y a plus d’espoir en Amérique latine qu’en Europe”, estime-t-il. Il regrette que “les Européens soient de plus en plus conservateurs”. Il se dit impressionné par ce qui se passe au Venezuela : “Quand on parle avec les jeunes, on sent que cela bouge.”

Il critique durement la presse européenne, “qui a médiatisé Hugo Chavez, parle du populisme du président vénézuélien, mais ne décrit pas ce qui se passe réellement dans le pays. Il n’y a pas d’informations, seulement une manipulation.”

Manu Chao compte revenir en Argentine en octobre-novembre, pour promouvoir l’album de La Colifata. En attendant, il annonce son retour sur la scène française. Un retour qu’il juge nécessaire, après une longue absence. “Surtout en ce moment, avec ce gouvernement”, pointe-t-il : “La situation est super tendue, les jeunes ne voient pas de futur. Ce n’est pas la même violence qu’en Amérique latine, mais une immense colère.”

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RENAUD, Bové et Cohn-Bendit soutiennent Baupin

Publié par thorvald le janvier 11, 2008

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Les Verts ont publié une liste de personnalités apportant leur soutien pour les municipales à leur chef de file à Paris Denis Baupin, parmi lesquelles le militant altermondialiste José Bové, le député européen Daniel Cohn-Bendit et le chanteur Renaud.
Parmi ces soutiens figurent aussi le professeur Albert Jacquard, la physicienne indienne Vandana Shiva, prix Nobel alternatif 1993, Juan Carlos Lecompte, mari d’Ingrid Betancourt, le professeur de cancérologie Dominique Belpomme, l’écrivain Susan George, la militante écologiste et pacifiste Simone Paris de Bollardière, l’élue verte du Grand Londres Jenny Jones et le journaliste Claude-Marie Vadrot.

Selon le communiqué des Verts, Guy Bedos, l’acteur Gérard Depardieu, les chanteurs Sanseverino et Sapho ont également apporté leur soutien à la liste verte du IIème arrondissement.

SOURCES : lefigaro.fr

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Le film sur les ROLLING STONES va enfin sortir

Publié par thorvald le janvier 11, 2008

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Depuis un certain temps déjà, on parlait du film que Martin Scorsese réalisait et qui était consacré aux Rolling Stones. Mais voilà, sa sortie avait été reportée. Cette fois semble être la bonne.

Le documentaire s’intitulera “Shine A Light”. Sa date de sortie a été fixée cette fois au 4 avril prochain. Il a été tourné durant les deux concerts que le groupe a donné au Beacon Theatre de New York en 2006.

Durant ces concerts, il y avait quelques invités dont Jack White des White Stripes qu’on peut voir dans le film. Ce dernier est complété par des interviews du groupe et des scènes tournées en coulisses.

Après le succès rencontré par “No Direction Home” en 2005, un documentaire consacré à la vie de Bob Dylan, Scorsese empruntera-t-il la même voie cette fois ? Réponse dans trois mois.

SOURCES : music in belgium

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C’est quand qu’on va où, pièce de presque Renaud

Publié par thorvald le janvier 10, 2008

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Une mise en scène composée uniquement de paroles de ses chansons.

Oh putain ! C’qu’il était blême son HLM. Mais un peu comme la môme du huitième, la troupe Aline et Compagnie l’aimait bien. La rue, les HLM, ces troquets populaires d’un Paris nostalgique, et la poésie urbaine de Renaud, du temps où il traînait ses guêtres dans les petits matins gris, à l’ombre des marlous, des Gavroche, et des accordéons de Montmartre. Dans son sillage, il emmenait Lucien, Michel, Dédé, Mimi et les autres, un Slimane, un Gérard Lambert, une pépette, et la Germaine dans sa chambre de bonne post-soixante-huitarde et en plus elle est bonne. L’amoureux de Paname a créé un univers foisonnant, riche et multicolore que la Compagnie Aline, basée à Niort, a décidé de mettre en scène. Un exercice qui semble à portée de n’importe quel animateur de jeux apéros pour égayer les villages vacances. Sauf qu’Aline et Compagnie entendent créer, à partir de ces bribes de vie et de chansons, un authentique texte d’auteur comme “une fable sociologique” dans le monde de “celui qui faisait le boulot de Verlaine avec les mots du bistrot”.Tout est Renaud dans cette pièce intitulée C’est quand qu’on va où, avec parfois, une chanson en entier, parfois quelques extraits, mais toujours dans une retranscription scrupuleuse du texte. Ou comment les tranches de vie ciselées par le chanteur deviennent scènes de théâtre.Les personnages s’animent et comme Renaud, parlent tous à la première personne du singulier, et leurs colères se portent contre un personnage jamais nommé qu’il a bien fallu évoquer. C’est quand qu’on va où sera présentée ce soir à Hendaye. Si on s’ennuie sur sa mob, on peut toujours y aller, avec la tire à Dédé, naturellement.

SOURCES : lejournal.euskalherria.com

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Renaud présidera les plaidoiries des lycéens

Publié par thorvald le janvier 10, 2008

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Au Mémorial de Caen, le 1er février, l’un des deux jurys du concours

de plaidoiries des lycéens sera présidé par le chanteur.

Vingt lycéens vont plaider au Mémorial de Caen le 1er février pour la finale devant deux jurys. L’un, composé de personnalités, sera présidé par le chanteur Renaud ; l’autre de lycéens. L’équipe gagnante partira pour trois jours à New York pour une visite du siège de l’ONU. Ce concours est soutenu par la région Basse-Normandie.

SOURCES : CAEN MA VILLE.

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Le Clandestino va bientôt revenir chanter en France

Publié par thorvald le janvier 8, 2008

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Ancien chanteur de la Mano Negra, Manu Chao mène depuis plusieurs années une carrière solo marquée par des albums au succès planétaire. Après Clandestino, Proxima Estacion Esperanza, Sibérie m’étaient contée, Manu Chao a sorti l’été dernier la Radiolina (voir l’Humanité du 31 août 2007), dans lequel il pose notamment la question « y ahora qué ? ». Et maintenant quoi ? Le chanteur continue ainsi de s’interroger sur l’évolution d’un monde de plus en plus dominé par la violence et l’argent. Cela n’empêche pas Manu de garder espoir et de faire appel aux sonorités festives issues des musiques du monde, qu’il teinte aujourd’hui de guitares rock. Chanteur engagé, citoyen connu pour ses positions altermondialistes, ce fils de progressistes espagnols s’est toujours situé en marge du star-system. Jamais en manque de projets, il revient d’une tournée dans le nord de l’Europe (la Norvège, où il n’avait jamais joué, et Suède, Danemark, Allemagne, Autriche, Suisse, Angleterre, Écosse et Irlande). Il s’apprête à réaliser un disque avec la Colifata, une radio qui émet depuis un hôpital psychiatrique à Buenos Aires. Il est également en train de mettre la dernière main à la production de l’album hip-hop du fils des Maliens Amadou &Mariam, Sam et son groupe Smod. Puis il rentrera voir son fils et sa famille en janvier à Barcelone. Après, dit-il, « je n’ai plus rien sur mon calendrier ».

Manu, qui se produit rarement en France, nous a reparlé de son show à la Fête de l’Humanité en 2001, qui avait réuni une foule immense. Un grand moment qu’il garde en mémoire et espère revivre un jour. En attendant, il projette de revenir pour quelques concerts dans l’Hexagone. Au printemps, cet été, à l’automne ? Rien n’est décidé encore. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il a très envie d’interpréter les chansons en espagnol et en anglais de Radiolina bien sûr, mais aussi celles en français de Sibérie. Toujours entre deux voyages, le globe-trotteur chanteur a juste besoin de quelques jours de répétition pour cela. Patientons donc avant le retour du Clandestino, qui ne devrait plus tarder.

SOURCES : humanite.fr

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Me Llaman Calle

Publié par thorvald le janvier 8, 2008

ME LLAMAN CALLE (paroles en Français)

On m’appelle la rue
en marchant sur les pavés
la turbulente et si perdue
Ils m’appellent la rue
La rue de nuit
La rue de jour
On m’appelle la rue
Aujourd’hui fatiguée
Aujourd’hui si vide
Comme une petite machine dans la grande cité

On m’appelle la rue
Je monte dans ta voiture
On m’appelle la rue de la Maljoie
La rue blessée
Rue fatiguée d’autant d’amour

Je descends la rue
Je monte la rue
Je ne me rabaisse même pas pour la vie
On m’appelle la rue c’est mon orgueil
Je sais qu’un jour viendra
Je sais qu’un jour viendra ma chance
Un jour un homme bon viendra me sortir de là
Pour toute la vie et sans payer
Mon c–ur n’est pas à louer

On m’appelle la rue
On m’appelle la rue
La rue la Souffrance
La rue si triste de tant d’amour
On m’appelle la rue
La rue et encore la rue

On m’appelle la rue
La no futur
Ils m’appellent la rue
La sans issue
Ils m’appellent la rue
La rue et encore la rue
Celle que les femmes de la nuit
Montent en descendant
Et descendent en montant
Comme une petite machine dans la grande cité

Ils m’appellent la rue
Ils m’appellent la rue
La rue la Souffrance
La rue si triste d’autant d’amour
Ils m’appellent la rue
La rue et encore la rue

Ils m’appellent toujours,
Et a n’importe quelle heure
Ils m’appellent Ma Belle
Toujours a temps perdus
Ils m’appellent la Pute
Mais aussi Princesse
Ils m’appellent la rue
mon titre de noblesse
Ils m’appellent la rue
La rue la Souffrance
La rue si triste d’autant d’amour

On m’appelle la rue
On m’appelle la rue
La rue la Souffrance
La rue si triste d’autant d’amour

A la Puri, a la Carmen, Carolina, Bibiana, Pereira, Marta, Marga,
Heidi, Marcela, Jenny, Tatiana, Rudy, Mónica, María, María

On m’appelle la rue
On m’appelle la rue
La rue la Souffrance
La rue si triste d’autant d’amour

On m’appelle la rue
On m’appelle la rue
La rue la Souffrance
La rue si triste d’autant d’amour

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Manu Chao « Si on continue comme ça, on va tout droit dans le mur »

Publié par thorvald le janvier 8, 2008

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Manu Chao . La Radiolina, le Venezuela, Cuba, les États-Unis, Nicolas Sarkozy, Internet et le disque, le chanteur s’est confié à l’Humanité à l’occasion d’un récent passage en France.
Rock, rumba, chanson, reggae…

Au travers de votre répertoire aux influences très variées, on a l’impression que vous avez sans cesse besoin de puiser dans toutes les cultures pour vous sentir vivre ?

Manu Chao. Mon univers a un côté patchwork qui ressemble un peu à ma vie. Je ne reste jamais bien longtemps dans un pays ou dans les mêmes ambiances musicales. En ce moment, avec mon groupe, Radio Bemba, on est un peu plus rock. L’album Radiolina est habité par cette interrogation inscrite sur la pochette « Y ahora qué ? », « Et maintenant quoi, que fait-on ? ». C’est une question que je me pose tous les jours. Devant l’état du monde, prévoir une action à long terme, ce n’est pas évident. Personnellement, je préfère vivre au jour le jour. Le système change d’une manière un peu affolée, et on se rend compte que si on continue comme ça, on va tout droit dans le mur. Tout est imbriqué, la politique, l’environnement. Si on remonte la filière, ce n’est qu’une histoire d’argent. L’écologie, c’est un problème économique, la politique, la misère des gens, tout est économique.

Au cours de vos nombreux voyages, avez-vous rencontré un pays qui prenne des options politiques et économiques plus intéressantes que d’autres ?

Manu Chao. J’ai la chance d’avoir voyagé pas mal. Je n’ai jamais rencontré d’endroit où les gens m’ont dit « tout va bien ». Mais il y a un pays qui m’a impressionné. Il m’interpelle vraiment parce qu’il est en train de s’y passer quelque chose de hors norme, c’est le Venezuela. C’est un vrai laboratoire. Là-bas, les mômes des quartiers ont de l’espoir. Ils ont une énergie incroyable, ils sont pleins de projets. « Manu, on va faire ceci, cela ! » Je ressens ça très fort là-bas. J’ai eu la chance de connaître les quartiers de Caracas, il y a quinze ans avec la Mano Negra, où on avait donné des concerts. Avant, il n’y avait qu’une chose qui comptait : les trafics, être armé, posséder une paire de baskets Nike. Aujourd’hui, il y a toujours ce côté-là parce que cela ne s’éradique pas en deux jours, mais il y a un autre truc. L’effervescence d’un pays qui est en mouvement. Il y a, positivement, une certaine permissivité des autorités qui est passionnante. Il y a une confiance dans la jeunesse. Je ne suis pas chaviste, mais on a l’impression que, politiquement, c’est une révolution sans bouquin. Il n’y a rien d’écrit, pas de doctrine. Ils inventent au jour le jour. C’est la démerde, mais on invente. En France, l’image qu’on a du personnage Hugo Chavez cache ce qui se passe vraiment au Venezuela. Ça bouillonne.

Quand on est là-bas, on n’a pas envie de partir parce qu’on sent qu’il se passe quelque chose. Partir, c’est se dégonfler. C’est ici qu’il faut être parce que tout paraît possible. Cette bouffée d’optimisme de la jeunesse, cela fait du bien, même si les inégalités sociales n’ont pas disparu. Mais les quartiers les plus démunis ont une confiance absolue dans ce qui est en train de se passer. Ils ont senti la différence, sinon je pense que Chavez serait déjà mort politiquement. C’est tout le contraire de la Colombie. Les mômes de Bogota me le disent tous : « Manu, ici, on essaie de faire des choses, mais c’est dur. On n’y arrive pas. Dès qu’on relève la tête, on prend un coup sur la gueule. »

Lors d’une tournée précédente, vous aviez également joué à Cuba…

Manu Chao. On a fait le Malecon. Je me souviens de l’opération Milagro et des avions qui partent tous les jours, avec des docteurs cubains, de La Havane à Caracas. Ils vont dans les quartiers où ils s’installent parfois pour trois ans. C’est magnifique de voir ça. Si je croyais en la réincarnation et si je devais vivre dans une autre vie en Amérique latine, sans argent, je préférerais naître à Cuba que dans n’importe quel autre pays. Bien sûr, il y a plein de choses à améliorer, le paradis sur terre n’existe pas. Mais à Cuba il y a quelque chose que je n’ai pas vu et qui sévit dans tous les autres pays d’Amérique latine, c’est la misère sordide. Autant sur Cuba que sur le Venezuela, aujourd’hui, l’info qui arrive ici, ce n’est pas du journalisme. C’est de l’intox. Mon père est journaliste, il a une éthique. Chavez, il dérange, et ce n’est pas comme à Cuba, car il a de l’argent qui vient du pétrole. On parle du droit d’expression à Cuba, OK, ce n’est pas très clean. Mais parlons du droit d’expression dans une démocratie comme la Colombie. Un mec qui devient syndicaliste dans un village, quelle est son espérance de vie ? Trois, quatre ans, et il se prend une balle dans la nuque. Combien ont-ils tué de syndicalistes en Colombie en dix ans ? C’est incomparable avec Cuba. Alors, que l’on arrête de dire que là-bas personne n’a le droit de s’exprimer mais que dans les autres pays démocratiques d’Amérique latine c’est possible. Ce n’est pas juste de dire ça. À Cuba, on ne tue pas les enfants avec une balle dans la nuque. Et je ne suis ni castriste ni chaviste. Je suis Manu. Je conseille à tous ceux qui vont en Amérique latine d’aller d’abord visiter les autres pays avant d’aller à Cuba, pour pouvoir vraiment comparer.

Il y a un projet qui vous tient à coeur en ce moment, c’est la Colifata à Buenos Aires…

Manu Chao. La Colifata est une petite radio à l’initiative des internes et des patients, qui émet depuis un asile psychiatrique depuis une dizaine d’années. Je l’ai connue par des CD qui m’arrivaient. J’ai flashé parce que ce qu’ils disent dans les émissions est gai, poétique, d’une lucidité extraordinaire. Il n’y a pas de sujets tabous. On y parle de la politique, de l’amour, de la mort, de la guerre en Irak, de Dieu. Il y a une vraie force dans le discours de cette radio. Pour moi, ils sont devenus des maîtres à penser. J’estime que c’est de la vraie militance. Avec la Colifata, il y a quelques années, on a fait des petits « street CD » alternatifs qu’on vendait au coin de la rue à Barcelone ou à Buenos Aires. Je les ai connus à travers ça, après je les ai revus au Forum de Porto Alegre, on a joué à la radio en Argentine, on a fait des concerts. Et là, on en train de finir un CD qu’on voudrait sortir plus officiellement sur un petit label qui va distribuer, le tout dans un souci de financement de la radio.

Vous avez fait une longue tournée au printemps dernier aux États-Unis. Comment l’Amérique d’aujourd’hui vous apparaît-elle ?

Manu Chao. On dirait que les Américains vivent dans un monde à part. On a l’impression que tout va bien. C’est une sensation curieuse. Depuis quatre, cinq ans et même avec la Mano, on n’a jamais été très gentils avec les États-Unis. Pour moi, avec la guerre, c’était le bon moment d’aller dans ce pays. Dans nos concerts, on faisait comprendre qu’on ne peut pas combattre la violence par la violence. La solution, ce n’est pas l’armée, c’est l’éducation, le travail, c’est ouvrir les portes. On a fait des concerts de 10 000 personnes à chaque fois, avec 80 % d’hispanos. La communauté nous a vraiment aidés.

Il va bientôt y avoir une élection présidentielle. Avez-vous ressenti un sentiment anti-Bush lors de vos concerts ?

Manu Chao. De la part des gens qui sont venus nous voir, c’est évident. On parlait de la situation tous les soirs, jamais on n’a pris une canette. C’était plus intéressant sur les festivals où nous n’étions pas très connus. Je pense au concert que nous avons fait en ouverture de Rage Against the Machine, où le public était beaucoup plus anglo-saxon. Je disais aux journalistes : « J’ai donné mon avis sur Bush, partout j’ai fait l’unanimité. Je leur disais, j’ai deux passeports, un français, un espagnol, je ne peux pas me vanter d’avoir des présidents formidables, mais je donne ma main à couper de l’esprit civique des Français et des Espagnols que si on avait un président comme le vôtre, il y aurait au moins 50 000 personnes tous les samedis devant l’Élysée ou devant le Palais de la Moncloa (siège de la présidence du gouvernement espagnol – NDLR).

Vous êtes tous d’accord avec moi, et devant la Maison-Blanche, ils sont quatre, cinq ! » J’ai l’impression qu’ils ne se rendent pas compte du mal qu’ils font ni de leur mauvaise presse à l’extérieur. Il n’y a pas une télévision qui ne soit pas américaine. Il n’y a pas d’ouverture sur le monde. Quand on arrive dans un hôtel, on ne peut pas ouvrir une seule fenêtre. Les États-Unis, c’est un peu ça, un pays fermé sur lui-même.

Vous êtes souvent de passage en France. Quel regard portez-vous sur le gouvernement actuel ?

Manu Chao. Je ne peux donner qu’un regard d’étranger. Il y a un côté berlusconien. Quand Berlusconi est arrivé au pouvoir en Italie, je trouvais cela dangereux parce que ça allait créer un précédent en Europe. Un peu de politique bananière comme avec quelqu’un qui gère les médias et gagne les élections. Cela crée des antécédents. Vu d’Espagne, on a l’impression que Sarkozy court dans tous les sens. Un peu la folie du bocal. L’agitation. C’est du show, de la politique spectacle. C’est dangereux pour la démocratie en général. Si tu sais faire un show, tu deviens président. On est en train d’élire des showmen.

Cela ne donne que plus d’acuité à la question : « Y ahora qué ? », que fait-on maintenant ?

Manu Chao. Oui, parce que tout change tellement vite. Même les méthodes de résistance à tout ça ne sont pas forcément les mêmes aujourd’hui qu’il y a dix ans, vingt ans. Le repli sur soi, je l’ai constaté dans toute l’Europe. C’est diviser pour mieux régner.

Je crois que Sarko l’a bien compris. Beaucoup d’autres aussi. On divise la société, même plus par classe sociale, mais par âges. Les vieux et les jeunes. On a installé une barrière entre les deux. Un vieux ne voit plus les jeunes qu’au travers de la télé. Pour un vieux, un jeune ça crame des bagnoles. L’image n’est pas positive. Majoritairement, l’Europe est vieille. Et si tu as les vieux avec toi, tu as la majorité. Le problème, c’est qu’un pays qui ne compte que sur les vieux est un pays ui n’a pas de futur. Il y a encore des endroits qui résistent, où il y a un peu plus de confraternité, dans le nord de l’Espagne, ce côté sain où l’on peut voir dans les fêtes de village un vieux paysan boire un coup de rouge avec un punk. Ils se connaissent.

Il n’y a pas encore la peur du jeune même si ce phénomène est en train d’arriver là-bas. L’Europe vieillit. Cela pose problème, ne serait-ce que pour les retraites. La solution, c’est d’ouvrir les frontières, que les gens viennent bosser avec les papiers – pas les clandestins parce que c’est l’esclavage – et cotisent. Si on veut payer les retraites, il faut bien qu’il y ait des jeunes qui bossent. Et la jeunesse, elle est dans le tiers-monde.

Parlez-nous de Me llaman Calle, une chanson qui vous touche particulièrement…

Manu Chao. Cette chanson parle de la prostitution. Je l’ai écrite pour les prostituées, un monde que je ne connaissais pas. Mon bonheur est que Me llaman Calle ait été adoptée par les filles. On les voit d’ailleurs participer dans le clip. Au départ, j’ai écrit cette musique pour un ami cinéaste, Fernando Léon, qui a fait récemment un film sur la prostitution. On a gagné un goya de la meilleure chanson et ce sont les filles qui sont allées chercher le prix, qui s’est baladé dans tous les bordels de Madrid et de Barcelone. Quelle force elles ont, ces filles ! Je suis vraiment heureux de cette rencontre. C’est une histoire d’amitié. Je me suis fait des frangines et des amitiés superfortes.

Pourquoi laissez-vous entendre que Radiolina pourrait être votre dernier album ?

Manu Chao. C’est une phrase que j’ai prononcée dans un journal, et qui a été très mal interprétée. Beaucoup de gens ont pensé que c’était mon dernier CD, que j’arrêtais la musique. Ce n’est pas mon intention. Ce que j’avais dit est que Proxima Estacion, mon précédent album, c’était il y a six ans, que si je mettais six ans encore à sortir ma prochaine musique, je pense vraiment qu’il n’y aura plus de support disque. Il aura sûrement du plomb dans l’aile. Ce ne sera plus le moyen populaire et massif d’écouter de la musique.

Considérez-vous que si le marché du disque s’écroule, c’est en grande partie à cause du téléchargement illégal sur Internet ?

Manu Chao. Dire cela est une hypocrisie immense de la part des maisons de disques. Il y a une évolution technologique comme il y en a eu dix mille autres avant. Quand le business de la musique laisse entendre que le problème vient de la piraterie, il y a quelque chose que je ne comprends pas. J’ai quarante-six ans et, autant que je me souvienne, on n’a pas attendu Internet pour pirater les vinyles. 90 % de ma discographie d’adolescent ont été obtenus par la cassette. Pour un vinyle acheté par un copain, on faisait 90 copies. La seule chose qui a changé, c’est que maintenant on télécharge en cinq minutes, alors qu’à l’époque, il fallait le temps d’écouter le disque. On piratait tous à l’époque grâce aux cassettes !

Cela met en évidence le coût souvent trop élevé d’un album…

Manu Chao. Depuis toujours le CD est trop cher. Qui est en train de faire des bénéfices énormes aujourd’hui à vendre des machines

à la jeunesse pour pirater les artistes ? IPod, MP3, Sony… Il suffit de faire un tour sur le périphérique pour voir le nombre de publicités vantant la dernière machine pour télécharger un morceau en quelques minutes. Ils en vendent par millions ! Qui incite la jeunesse mondiale à pirater si ce n’est la grande industrie ? Alors quand on entend qu’ils sont en crise, c’est juste un dinosaure qui en mange un autre. C’est sûr que, pour eux, c’est plus facile de vendre une machine que de la musique créée par des artistes. Les musiciens, c’est chiant, ça a des managers, ça se défend, ça veut des trucs. Une machine, ça ferme sa gueule ! Il n’y a pas de problème de royalties.

Au bout du compte, n’est-ce pas l’artiste qui risque de souffrir de cette situation ?

Manu Chao. La seule bouée de sauvetage pour le musicien, c’est le live. C’est impiratable, un concert : c’est l’émotion du direct. Ce qui est magnifique dans Internet, c’est que ça a ouvert des milliards de chemins de traverse qu’on ne pourra plus jamais refermer. C’est superpositif parce qu’Internet, c’est quand même la plus belle encyclopédie de l’histoire de l’humanité. Mais le gros tuyau, le débit, c’est toujours le même qui contrôle. C’est rageant de voir que 80 % des téléchargements Internet payants, c’est iTunes (Apple) qui les fait. C’est dramatique dans le sens où cela reproduit les mêmes choses. Il n’y a pas dix mille boîtes qui se répartissent le gâteau. C’est un peu triste.

Que pensez-vous de l’idée de suspendre les abonnements des internautes qui téléchargeraient illégalement, comme

le préconise un récent rapport ?

Manu Chao. Pour lutter contre le piratage, il faudrait interdire à la grande industrie de vendre des machines qui piratent 5 000 morceaux à la seconde. Il faut commencer par le début. Tout le discours est centré sur le consommateur. Le côté satanisation du mec qui pirate dans sa piaule, il faut arrêter la connerie. Ce n’est quand même pas lui le plus dangereux. Si Internet, c’est l’avenir, il faudrait qu’ils arrêtent de ne pas situer le problème où il est. Ils paient combien de droits d’auteur, les mecs qui vendent des machines ? Où est la part du musicien sur la vente d’un iPod ?

Cela fait longtemps que vous ne vous êtes pas produit en France. Quand comptez-vous revenir ?

Manu Chao. Le seul concert qu’on ait fait, c’était en juillet à Vic-Fezensac. Après, il y a eu La Boule Noire, à Paris, au moment de

la sortie de l’album. Je compte venir jouer, mais la maison est grande maintenant et je ne peux pas être partout à la fois. On ne veut pas faire de stakhanovisme. Dans le groupe, on a une politique qui est de ne jamais tourner plus d’un mois et demi. Parce qu’on ne veut pas de routine. On fait des tournées courtes, denses, où on a l’énergie à 100 % pour les concerts, les rencontres, les actions à mener ici où là. Le seul pays au monde où je ne suis pas près de tourner aujourd’hui, c’est la France, parce que j’ai juste besoin de cinq jours de répétition. J’ai envie de chanter en français et toutes les chansons de l’album Sibérie m’était contée sont belles. On les joue dans les bars. Mais j’ai besoin de quelques jours pour les adapter à l’électrique. J’ai envie de faire le concert Radiolina parce qu’il est beau, mais je voudrais aussi chanter Te souviens-tu, Te tromper, la Petite Blonde du boulevard Brune, Madame Banquise, les Rues de l’hiver… Je les kiffe toutes, ces chansons. Il y a la question de la forme du spectacle. Est-ce que ce sera des gros concerts, des petits clubs ? Il va falloir réfléchir à tout cela. Mais il ne faut pas douter de notre grande envie de revenir en France.

Retrouvez le clip vidéo Me Llaman Calle, extrait de l’album La Radiolina sur www.humanite.fr

SOURCES : humanite.fr Entretien réalisé par Victor Hache

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Renaud : “On n’a pas fini de parler des mal-logés en 2008″

Publié par thorvald le janvier 6, 2008

 Le chanteur évoque l’actualité : Dakar annulé, présidentielles américianes, droit à un toit, loi anti-tabac…

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Mister Renaud est un vrai chanteur populaire, avec plus de quinze millions de disques vendus. Mais c’est aussi un artiste dont l’oeuvre et l’action collent à l’époque, y compris ses titres les plus anciens qui sont autant de coups de gueule salutaires. Il donne à La Provence une interview sur l’actualité de 2008 éclairée par ses chansons. Toujours énervé et lucide.

- “Dans la jungle”. Ce titre, vous l’avez écrit pour Ingrid Betancourt. 2008 sera-t-elle l’année de sa libération?
Renaud : “J’en suis convaincu. La mobilisation internationale est trop forte. Sur les Farc qui viennent de faire unilatéralement de réels pas en avant mais aussi, enfin, sur Uribe qui commence à comprendre que sa politique guerrière ne mène nulle part. Et qu’il doit signer des accords humanitaires qui libéreront tous les otages et prisonniers de part et d’autre, Ingrid, hélas, probablement en dernier du fait de sa “valeur” symbolique.”

- “500 connards sur la ligne de départ. ” La décision d’annuler le Dakar a été prise vendredi. Pour vous qui dénoncez ce rallye-raid, c’est une bonne chose?
R. : Bien sûr. Pensez à l’ignominie que représentait le dispositif de sécurité en Mauritanie: ce pays avait mobilisé 4000 militaires pour “protéger” nos p’tits bobos-sportifs soi-disant amoureux de l’Afrique! Ils la méprisent, la polluent, la pillent, défoncent les pistes, laissent des tonnes de détritus et, parfois, écrasent des femmes ou des enfants sans que jamais un de ces criminels de la route ne soit inquiété!

Qu’ils s’amusent à aller faire leur pitoyable cirque en Corse, on verra, au bout de deux enfants écrabouillés, s’ils ne sont pas attendus au virage par des Kalachnickov! Le pire, c’est leur discours faussement humanitaire genre: “Nous sommes une chance pour l’Afrique!” Cette pseudo-aventure humaine est une honte pour les amoureux de l’Afrique et du sport auto-moto que je suis parfois.

“Arrêter la clope” est un vrai brûlot. L’interdiction de fumer dans les bars et les restaurants est-elle une bonne ou une mauvaise nouvelle?
R. : Une excellente nouvelle! Et la France est à la traîne par rapport à bien des pays. Pour ne parler que de moi, toxico grave, soit je ne fume plus (comme prévu) et dans un bar non-fumeur je ne serais pas tenté par la vision des fumeurs allumant leurs clopes. Soit je fume encore et ça me permet de fumer moins. Et d’enfumer moins! Je pourrai amener mon fils au bistrot et les employés non-fumeurs ne seront plus pollués passivement par nos clopes.

- Après les “Bobos”, une chanson sur le “bling-bling” déjà à la mode avant le Président et ses Ray Ban?
R. : Je suis riche, jeune, dynamique, j’ai les plus belles Rolex et les plus belles gonzesses, votez pour moi, vous deviendrez riches et puissants aussi!” C’était ça le propos de Sarko. Et ça a marché. Même sur les classes populaires historiquement de gauche qui ne vont pas tarder à se rendre compte de l’escroquerie. La communication avant tout! À l’américaine! Son semblant de programme, c’est la démagogie, l’exclusion, le nationalisme, la victoire du fric, la peur et le repli sur soi.

Ce mec a joué avec les peurs des gens, monté les Français les uns contre les autres, jeunes contre vieux, villes contre banlieues, riches contre pauvres, Français “de souche” contre immigrés, travailleur honnête contre vilain chômeur-feignant, pauvre chômeur contre vilain sans-papiers ou SDF. Pauvre France! Des siècles de Lumières et de patrie des droits de l’Homme balayés par ce personnage cynique et sa politique.”

- “À la Belle-de -Mai”, “Fanny de la Sorgue “, vous avez planté vos racines dans des villes du Sud. Vous engagerez-vous pour les municipales même si vous avez chanté “le Tango des élus”?
R. : Dans cette chanson, j’exprimais la part libertaire de ma “philosophie intime”. Mais je reste avant tout un citoyen amoureux de la politique. Donc je m’engage. À tous les niveaux, national, local, artistiquement, médiatiquement. Si je puis aider des candidats Verts, socialos ou cocos avec ma petite voix, je répondrais présent. Dans mon 14e arrondissement de Paris, l’Isle-sur-la-Sorgue ou Marseille. Je me plais à croire que mon soutien aux Verts et/ou aux socialos aux dernières législatives dans certaines circonscriptions qu’ils ont remportées haut-la-main ne fut pas inutile.

- “Dans mon HLM”, “Banlieue rouge”… Logement et exclusion font partie de vos thèmes forts. Vont-ils encore faire l’actualité?
R. : Le droit au logement devrait être le premier des droits de l’Homme en France. C’est là que l’individu peut se retrouver dans l’intimité familiale, aimer, travailler pour lui, se distraire, éduquer ses enfants, à l’abri de la fureur du monde. Malheureusement, les politiques d’exclusion, le manque de volonté de construire plus de logements sociaux, la ghettoïsation, les loyers prohibitifs jettent de plus en plus de familles soit à la rue soit dans la précarité.

On n’a pas fini d’en parler et de voir des mal-logés ou des pas-logés manifester dans l’indifférence générale. Imaginez le silence assourdissant de leurs plaintes sans des Enfants de Don Quichotte, des Balasko ou des Carole Bouquet.”

- Les écolos du samedi soir” ne trouvent pas grâce à vos yeux. 2008 sera-t-elle cependant une année d’action pour l’écologie?
R. : Ceux des années 70, les babas cool qui retournaient à la terre en Ardèche, me faisaient un peu rigoler. Mais ils furent les précurseurs d’un mouvement de sensibilisation. L’opinion, 30ans trop tard, commence à prendre conscience des dangers pour les générations futures et la planète du gaspillage des ressources, des pollutions, de la déforestation, du réchauffement.

Ces dangers qu’avec mes potes de Greenpeace ou des Verts nous dénonçons depuis 25 ans, ce qui nous valait d’être traités de passéistes incurables. Avec cette idée craignos selon laquelle le développement des industries polluantes crée des emplois. Sarko, qui n’est pas à un projet démagogique près, nous offre un Grenelle de l’environnement qui accouche d’une souris et ne daigne pas recevoir les associations telles Kokopelli qui prônent l’agro-écologie ou celles de défense animale. Comme si seuls l’humain, l’eau, l’air et le végétal comptaient.”

- “Manhattan-Kaboul”, c’est le monde en version américaine. L’élection présidentielle peut-elle changer les États-Unis, faire qu’ils se penchent sur leurs problèmes sociaux plutôt que de gendarmer le monde?
R. : Un afro-américain ou une femme, tous deux démocrates, ne peuvent qu’améliorer l ‘image déplorable que les Bush senior et junior ont donnée sur la planète de ce grand pays capable du pire comme du meilleur. L’élection de l’une ou de l’autre sera une bonne nouvelle pour l’Amérique et le reste du monde. Notamment pour l’Irak, pour ceux de Guantanamo, et pour tous les exclus du rêve américain.”

- “J’ai raté Télé-Foot”. L’Euro 2008, les JO, seront des moments forts. Les valeurs sportives vous touchent-elles? “
R. : Le sport de compétition me dégoûte. Il ne porte que les valeurs de pognon, de haine de l’autre, de machisme, de racisme, de nationalisme, de trucage. C’est le nouvel opium du peuple. Même si le vrai (selon Marx), la religion, repointe son museau de plus belle!”

- “Rouge Sang”. Allez-vous continuer votre combat contre la corrida?
R. : “De plus belle! En commençant par la probable interdiction prochaine de l’accès aux arènes pour les mineurs de moins de 15 ans. Quant à l’abolition pure et simple de la corrida (dont je comprends qu’à cause de la part de barbarie propre à chaque être humain, on puisse l’apprécier), elle est inéluctable. Si le 21esiècle se veut civilisé, ces traditions d’un autre temps sont appelées à disparaître.

- “Quel “Mistral Gagnant” pour vous en 2008? “Un p’tit frère à Malone?
R. : Faire reculer la barbarie, l’oppression, l’intégrisme et l’obscurantisme, et la libération de tous les êtres humains emprisonnés injustement.”

SOURCES : laprovence.fr Par Philippe Larue

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Une année bénie des dieux

Publié par thorvald le janvier 6, 2008

Quatre-vingt-quinze mille kilomètres, 70 heures de décalage horaire, 50 spectacles, 31 avions, 18 voyages, 16 aéroports, 15 villes, sept États, quatre pays, trois provinces, deux continents: une année inoubliable.

Les meilleurs ?

 Même avec plus de 150 performances, on en a raté de très bonnes, notamment Me Mom & Morgentaler (faut le faire!), et il n’y a pas assez de place pour tous. Bref, on en a conservé 27 (pour 2007, concept) et on vous rappelle pourquoi on a chaviré ou sauté nos plombs.

À Montréal

  • 1 – Pierre Lapointe et l’OM, Scène principale Franco Folies, 5 août: Le meilleur show d’un artiste québécois au XXIe siècle.
  • 2 – Justin Timberlake, Centre Bell, 18 août: Le gamin est devenu grand artiste. La meilleure production scénique de l’année. Irréprochable.
  • 3 – John Fogerty, Wilfrid-Pelletier, 17 juillet: Pour les Who’ll Stop the Rain, Proud Mary et Travelin’ Band, mais aussi pour l’énergie insensée d’un gamin de 62 ans. Le brûlot en petite salle.
  • 4 – Björk, quai Jacques-Cartier, 21 sept.: Quand la meilleure artiste alternative s’impose comme une grande artiste populaire. Somptueux.
  • 5 – Manu Chao, parc Jean-Drapeau, 1er juillet: Des guitares folles, de l’entrain, de l’enthousiasme et une foule com-plè-te-ment déchaînée. Le brûlot extérieur.

  • 6 – Van Morrison, Wilfrid-Pelletier, 3 août: Pour la voix incomparable, la formidable instrumentation et le plaisir d’avoir pu enfin scander «G.L.O.R.I.A.!»
  • 7 – Stevie Wonder, Centre Bell, 25 oct.: Comment peut-on être aussi doué, aussi humain et aussi humble? Génial.
  • 8 – Stefie Shock, Spectrum, 3 août: Pour le tout dernier incendie au Spectrum. Une véritable fournaise.
  • 9 – The White Stripes, Régiment Black Watch et Centre Bell, 6 juillet: Jack et Meg, durant 20 minutes, à portée demain, face à 80 personnes accourues en toute hâte au Régiment Black Watch après l’annonce du «show-surprise». Ouf!

  • 10 –Girl Talk, Club Soda, 30 juin: À une heure et quart du matin, le DJ Greg Gillis sort du Soda à la course et fait un set de dix minutes dans le terrain vague à l’extérieur. L’événement déjanté de l’année.
  • 11 – Juliette Gréco, théâtre Maisonneuve, 4 août: À 80 ans, elle est toujours la voix d’une génération légendaire. Après avoir entendu cette version-là de J’arrive, plus personne n’a peur de la mort. Immense.
  • 12 – Bon Jovi, Centre Bell, 14 nov.: Rayon superlatifs, on parle de déferlante durant Raise Your Hands, Bad Medecine et Shout. Le brûlot d’aréna.
  • 13 – Jean-Pierre Ferland, Centre Bell, 13 janvier: Pour la finalité d’une très grande histoire d’amour et de musique.
  • 14 – Loco Locass, Malajube et Karkwa, Wilfrid-Pelletier et Club Soda, 26 au 29 juillet, 2 au 4 août: Tous, liés par le même festival, pour l’audace, le risque et le désir d’aller ailleurs et plus loin. Mémorables.
  • 16 – The Police, Centre Bell, 25 juillet: Pour le retour d’un grand groupe qui, ce soir-là – contrairement au show du 12 novembre –, avait du plaisir à jouer ensemble.
  • 16 –Grand Corps Malade, t. Maisonneuve, 1er août: Soudés à nos sièges par l’incroyable puissance des mots.
  • 17 – Van Halen, Centre Bell, 10 nov.: Juste pour le plaisir de prendre du gros rock d’aréna plein la gueule.
  • SOURCES : canoe.com

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    Il a conquis quasiment tous les pays

    Publié par thorvald le janvier 2, 2008

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    Manu Chao est l’artiste rock français le plus connu à l’étranger. Même s’il vit à Barcelone et que son troisième album La Radiolina ne comporte que peu de titres en français. Un disque sorti en septembre et qui restitue pour la première fois la vitalité sur scène de l’ancien Mano Negra. Emir Kusturica a réalisé une version du clip du premier single Rainin in Paradize.

    SOURCES : rfimusique.com

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