
Il nous l’annonce en avant-première : l’ex-leader de la Mano Negra prépare une tournée qui débutera le 29 mai à Toulouse et passera par Bercy. Les concerts, proposés à un tarif abordable, se prolongeront jusque tard dans la nuit.
LE REVOILÀ enfin. Après pratiquement sept ans d’absence, Manu Chao fera son grand retour sur les scènes françaises fin mai. Une tournée d’une quinzaine de dates à petits prix, dont une escale parisienne à Bercy le 11 juin.
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En avant-première hier, au téléphone depuis Londres, il a accepté de nous parler de ce grand retour.
Vous êtes-vous impliqué directement dans la préparation de cette tournée ?
Manu Chao. Oui. Avec mon producteur, on a essayé de n’oublier personne. J’ai insisté pour jouer dans certaines villes comme Le Havre ou Brest qui m’ont toujours accueilli pour des concerts même quand personne ne voulait de moi, à mes débuts, dans les années 1980.
A Paris, ce sera Bercy, où vous aviez joué la dernière fois en septembre 2001. Vous vous en souvenez ?
Oui, c’était un super beau concert. A l’époque, cela avait été le show préféré de ma mère. C’est déjà un signe positif ! Le POPB, c’est une belle chaudière. Et puis l’idée est aussi de garder les gens dans la salle après le concert.
C’est-à-dire ?
On a prévu de prolonger la soirée avec des DJ, des invités surprise, pour que les spectateurs puissent continuer à danser jusqu’à 2 heures du matin. On souhaite faire cela sur toutes les dates. A 80 %, toutes les salles sont d’accord. Après, cela nécessite une logistique particulière. Si on finit si tard, il faut mettre en place des lignes de bus pour que les gens qui n’ont pas de voiture puissent rentrer chez eux sans problème.
« Montrer ma gueule pour vendre plus de disques, cela n’a jamais été mon truc »
Vous allez proposer des places à 27,50 € en province et 30 € à Bercy.
On a toujours été moins chers que la moyenne. Un concert doit rester populaire. En ce moment, il y a des tarifs exorbitants un peu partout. C’est tout à fait possible de rester à des prix abordables malgré le coût important des locations de salle. Economiquement, c’est très viable. En tout cas, nous, on s’en sort bien.
Vous vivez à Barcelone. La France vous manque-t-elle ?
Non. J’y reviens assez souvent. Il y a des coins qui me manquent comme Lille ou la Bretagne. Je suis impatient malgré tout. Cela va me faire plaisir de rejouer à Clermont-Ferrand ou à Toulouse, où je n’ai pas donné de concerts depuis super longtemps.
Pourquoi avoir attendu autant ?
Parce que pendant ce temps-là, on a fait des concerts ailleurs en Amérique latine, en Amérique du Nord. Je ne peux pas être partout en même temps ! Et puis pour cette tournée, je tenais à reprendre spécialement des chansons en français de mon album « Sibérie m’était contée » (NDLR : sorti en 2004). On devrait faire une petite demi-heure comme ça. On va répéter le mois prochain pour voir de quelle façon revisiter ce répertoire.
Ici, votre nouvel album, sorti en septembre, s’est bien vendu mais n’a pas été un triomphe comme les précédents…
Je ne me pose pas la question. Je n’ai pas fait énormément de promotion. Montrer ma gueule pour vendre plus de disques, cela n’a jamais été mon truc. Les gens sont allés l’acheter naturellement. Moi, je tire des conclusions cinq ans après. On aurait pu aussi dire cela de « Clandestino ». Six mois après sa sortie, les ventes étaient catastrophiques (NDLR : le disque s’est écoulé finalement à 2,5 millions d’exemplaires). Ce nouvel album a le temps.
* Manu Chao en concert le 29 mai à Toulouse, le 3 juin à Bordeaux, le 5 à Nantes, le 7 à Brest, le 9 au Havre, le 11 à Paris-Bercy, le 16 à Strasbourg. D’autres dates sont également prévues à Marseille, Lille et Clermont-Ferrand. Billets en vente samedi.
SOURCES : .leparisien.fr