Boucan d'Enfer

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Articles Tagués ‘Manu Chao’

Après 7 ans d’absence, Manu Chao revient pour une tournée française !

Publié par thorvald le mars 18, 2008

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Manu Chao vient d’annoncer qu’il sera en tournée en France à partir du 29 mai.

A 46 ans, l’ex-leader de la Mano Negra revient sur scène pour présenter son album Radiolina, sorti en septembre 2007, nous apprend Le Parisien. Ce dernier opus comprend un seul et unique titre en français : Besoin de la lune, diffusé en ce moment sur les ondes.

Cet amoureux de la langue espagnole, qui réside d’ailleurs à Barcelone, y fait un clin d’œil appuyé à son public français, qui n’a pas eu la chance de le voir sur scène depuis bientôt 7 ans.

Une quinzaine de dates sont au programme*, avec une escale à Bercy prévue le 11 juin prochain.

Dans une récente interview, l’artiste raconte qu’il a prévu de “prolonger la soirée avec des DJ, des invités surprises, pour que les spectateurs puissent continuer à danser jusqu’à 2 heures du matin”. Un concept que Manu Chao souhaite étendre à toutes les dates de la tournée.

Pour que le moment soit inoubliable sans que la note ne soit pas trop salée pour son public, l’artiste tient à ce que le prix des billets reste abordable. Il faudra donc compter 27,50 euros en province et 30 euros à Bercy.

Merci Manu Chao !

* Le 29 mai à Toulouse, le 3 juin à Bordeaux, le 5 à Nantes, le 7 à Brest, le 9 au Havre, le 11 à Bercy et le 16 à Strasbourg. L’artiste devrait aussi passer à Marseille, Lille et Clermont-Ferrand. Les billets devraient être mis en vente à partir de samedi. A surveiller de près !

SOURCES : .purepeople.com

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MANU CHAO a “Besoin de la lune”

Publié par thorvald le février 26, 2008

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Après le titre Rainin In Paradize, premier extrait du dernier opus de Manu Chao, La Radiolina, paru en septembre 2007, le chanteur au célèbre bonnet péruvien sort un nouveau morceau. Il s’agit de la chanson Besoin de la Lune, sorte de blues mâtiné de sonorités latines et seul titre en français de son dernier disque. Une tournée est par ailleurs prévue à partir du mois de juin ; les dates exactes devraient être prochainement dévoilées.
Manu Chao sera également sous le feu des projecteurs en mai, lors de la sortie du film Maradona, un documentaire sur la vie du footballeur, réalisé par Emir Kusturica. L’artiste a écrit une chanson en hommage au joueur argentin, La Vida Tombola, qui figurera sur la bande originale du film. Une séquence du documentaire montrera d’ailleurs Manu Chao et Diego Maradona chantant tous les deux cette chanson.

SOURCES : .mcm.net

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Manu Chao produit un disque des “fous” argentins de La Colifata

Publié par thorvald le janvier 15, 2008

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Je crois que ce disque sera un des plus importants de ma carrière”, lance Manu Chao, avec son éternel sourire et ses allures de Tintin reporter. Amoureux de l’Amérique latine, le musicien globe-trotteur était en Argentine, en décembre 2007, pour enregistrer un album – dont la sortie est attendue cette année – avec des artistes inédits : des patients du principal hôpital psychiatrique de Buenos Aires, le Borda, qui ont leur propre radio, La Colifata, la radio des fous, dans l’argot local.
Créé en 1991 par un jeune psychologue, Alfredo Olivera, La Colifata connaît un grand succès en Argentine et a fait des adeptes à l’étranger. Tous les samedis, l’émission brise l’isolement et les souffrances de quelque cinq cents malades enfermés derrière les murs délabrés de l’asile. Malgré l’indifférence des autorités hospitalières, la thérapie par les ondes donne de bons résultats. Plusieurs chroniqueurs de la radio, les Colifatos, ont pu quitter l’asile pour suivre un traitement à domicile.

“Ils m’ont bouleversé depuis le premier jour où je l’ai ai écoutés grâce à un enregistrement. Cela a été un coup de coeur, ils sont devenus mes amis, raconte Manu Chao. Malgré la barrière de la langue, j’aimerais que tout le monde les écoute. Ils m’ont beaucoup appris. Ils ont une lucidité hallucinante, qui leur permet de synthétiser les problèmes de la vie, l’amour ou la politique, en trois mots. C’est de la poésie à l’état pur, du Prévert. Et puis il y a une telle tolérance entre eux, chacun acceptant la folie de l’autre ! Personnellement, je ne vois pas la frontière de la folie. Pour moi, la frontière est quand la folie est douloureuse. S’il n’y a pas de douleur, quel est le problème ?”

 

LE SUPER GAMIN

C’est la fête, ce jour-là, à quelques kilomètres de Buenos Aires, dans la maison de campagne, flanquée d’un studio d’enregistrement, appartenant au groupe de rock argentin Los Piojos (les poux). Bermuda et casquette plate, à 46 ans, le “super chango” (le super gamin), comme un quotidien argentin a baptisé Manu Chao, s’éclate comme un gosse. Avec sa tribu : des musiciens des Piojos, ceux de Radio Roots, ces musiciens argentins rencontrés dans les rues de Barcelone et une dizaine de Colifatos.

Certains chantent, d’autres récitent des poèmes ou improvisent des discours. Après l’asado, la traditionnelle viande grillée, quelques parties de baby-foot, avant de se mettre au travail. Pieds nus et short à fleurs, l’un des Colifatos, Hugo, a le trac. Il n’a pas l’habitude des micros.

Assis à côté de lui, Manu Chao l’encourage. “Je suis méchant, cruel, égoïste, ambitieux, tout m’appartient, les banques, le pétrole, l’eau, je fais la guerre, je veux que disparaisse l’humanité pour rester seul maître de la planète, je suis dieu !”, s’époumone Hugo. Il est l’auteur de cette chanson dédiée au président George Bush. Un peu plus loin, Eduardo, baptisé le Beat, un conteur au large sourire édenté, attend son tour : “Manu est comme un frère. Nous vivons isolés, mais grâce à lui on se sent importants. Alors on a décidé de ne pas nous laisser mourir.”

Avec les membres de La Colifata, Manu Chao a travaillé de la même façon qu’avec les Maliens Amadou et Mariam. Il produit leur album, enregistre leurs chansons, leurs chroniques radio, et ajoute la musique. “Les Colifatos ont besoin d’une source de revenus qui vienne d’eux-mêmes. Je ne veux pas de l’assistanat, mais un disque qui leur rapportera de l’argent.”

A Buenos Aires, Manu Chao n’a pas donné de concerts. Seul le bouche-à-oreille a permis à ses fans de l’écouter jusque tard dans la nuit, dans la cour du Borda. Ou pendant une conférence de presse, lors de laquelle il a parlé de son dernier album, La Radiolina. Une des chansons, La Vida tombola, est consacrée à un Argentin qui le fascine, Diego Maradona. Manu Chao a rencontré le footballeur il y a deux ans grâce à Emir Kusturica.

Le cinéaste serbe l’avait invité à Naples, où il tournait une partie du film consacré à l’enfant terrible du football argentin, pour lequel Manu Chao a écrit une chanson. Depuis, Kusturica a réalisé le clip du titre Rainin in Paradize, de Manu Chao, où figurent des membres de La Colifata.

L’actualité est toujours présente dans le discours du musicien : “Il y a plus d’espoir en Amérique latine qu’en Europe”, estime-t-il. Il regrette que “les Européens soient de plus en plus conservateurs”. Il se dit impressionné par ce qui se passe au Venezuela : “Quand on parle avec les jeunes, on sent que cela bouge.”

Il critique durement la presse européenne, “qui a médiatisé Hugo Chavez, parle du populisme du président vénézuélien, mais ne décrit pas ce qui se passe réellement dans le pays. Il n’y a pas d’informations, seulement une manipulation.”

Manu Chao compte revenir en Argentine en octobre-novembre, pour promouvoir l’album de La Colifata. En attendant, il annonce son retour sur la scène française. Un retour qu’il juge nécessaire, après une longue absence. “Surtout en ce moment, avec ce gouvernement”, pointe-t-il : “La situation est super tendue, les jeunes ne voient pas de futur. Ce n’est pas la même violence qu’en Amérique latine, mais une immense colère.”

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Manu Chao « Si on continue comme ça, on va tout droit dans le mur »

Publié par thorvald le janvier 8, 2008

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Manu Chao . La Radiolina, le Venezuela, Cuba, les États-Unis, Nicolas Sarkozy, Internet et le disque, le chanteur s’est confié à l’Humanité à l’occasion d’un récent passage en France.
Rock, rumba, chanson, reggae…

Au travers de votre répertoire aux influences très variées, on a l’impression que vous avez sans cesse besoin de puiser dans toutes les cultures pour vous sentir vivre ?

Manu Chao. Mon univers a un côté patchwork qui ressemble un peu à ma vie. Je ne reste jamais bien longtemps dans un pays ou dans les mêmes ambiances musicales. En ce moment, avec mon groupe, Radio Bemba, on est un peu plus rock. L’album Radiolina est habité par cette interrogation inscrite sur la pochette « Y ahora qué ? », « Et maintenant quoi, que fait-on ? ». C’est une question que je me pose tous les jours. Devant l’état du monde, prévoir une action à long terme, ce n’est pas évident. Personnellement, je préfère vivre au jour le jour. Le système change d’une manière un peu affolée, et on se rend compte que si on continue comme ça, on va tout droit dans le mur. Tout est imbriqué, la politique, l’environnement. Si on remonte la filière, ce n’est qu’une histoire d’argent. L’écologie, c’est un problème économique, la politique, la misère des gens, tout est économique.

Au cours de vos nombreux voyages, avez-vous rencontré un pays qui prenne des options politiques et économiques plus intéressantes que d’autres ?

Manu Chao. J’ai la chance d’avoir voyagé pas mal. Je n’ai jamais rencontré d’endroit où les gens m’ont dit « tout va bien ». Mais il y a un pays qui m’a impressionné. Il m’interpelle vraiment parce qu’il est en train de s’y passer quelque chose de hors norme, c’est le Venezuela. C’est un vrai laboratoire. Là-bas, les mômes des quartiers ont de l’espoir. Ils ont une énergie incroyable, ils sont pleins de projets. « Manu, on va faire ceci, cela ! » Je ressens ça très fort là-bas. J’ai eu la chance de connaître les quartiers de Caracas, il y a quinze ans avec la Mano Negra, où on avait donné des concerts. Avant, il n’y avait qu’une chose qui comptait : les trafics, être armé, posséder une paire de baskets Nike. Aujourd’hui, il y a toujours ce côté-là parce que cela ne s’éradique pas en deux jours, mais il y a un autre truc. L’effervescence d’un pays qui est en mouvement. Il y a, positivement, une certaine permissivité des autorités qui est passionnante. Il y a une confiance dans la jeunesse. Je ne suis pas chaviste, mais on a l’impression que, politiquement, c’est une révolution sans bouquin. Il n’y a rien d’écrit, pas de doctrine. Ils inventent au jour le jour. C’est la démerde, mais on invente. En France, l’image qu’on a du personnage Hugo Chavez cache ce qui se passe vraiment au Venezuela. Ça bouillonne.

Quand on est là-bas, on n’a pas envie de partir parce qu’on sent qu’il se passe quelque chose. Partir, c’est se dégonfler. C’est ici qu’il faut être parce que tout paraît possible. Cette bouffée d’optimisme de la jeunesse, cela fait du bien, même si les inégalités sociales n’ont pas disparu. Mais les quartiers les plus démunis ont une confiance absolue dans ce qui est en train de se passer. Ils ont senti la différence, sinon je pense que Chavez serait déjà mort politiquement. C’est tout le contraire de la Colombie. Les mômes de Bogota me le disent tous : « Manu, ici, on essaie de faire des choses, mais c’est dur. On n’y arrive pas. Dès qu’on relève la tête, on prend un coup sur la gueule. »

Lors d’une tournée précédente, vous aviez également joué à Cuba…

Manu Chao. On a fait le Malecon. Je me souviens de l’opération Milagro et des avions qui partent tous les jours, avec des docteurs cubains, de La Havane à Caracas. Ils vont dans les quartiers où ils s’installent parfois pour trois ans. C’est magnifique de voir ça. Si je croyais en la réincarnation et si je devais vivre dans une autre vie en Amérique latine, sans argent, je préférerais naître à Cuba que dans n’importe quel autre pays. Bien sûr, il y a plein de choses à améliorer, le paradis sur terre n’existe pas. Mais à Cuba il y a quelque chose que je n’ai pas vu et qui sévit dans tous les autres pays d’Amérique latine, c’est la misère sordide. Autant sur Cuba que sur le Venezuela, aujourd’hui, l’info qui arrive ici, ce n’est pas du journalisme. C’est de l’intox. Mon père est journaliste, il a une éthique. Chavez, il dérange, et ce n’est pas comme à Cuba, car il a de l’argent qui vient du pétrole. On parle du droit d’expression à Cuba, OK, ce n’est pas très clean. Mais parlons du droit d’expression dans une démocratie comme la Colombie. Un mec qui devient syndicaliste dans un village, quelle est son espérance de vie ? Trois, quatre ans, et il se prend une balle dans la nuque. Combien ont-ils tué de syndicalistes en Colombie en dix ans ? C’est incomparable avec Cuba. Alors, que l’on arrête de dire que là-bas personne n’a le droit de s’exprimer mais que dans les autres pays démocratiques d’Amérique latine c’est possible. Ce n’est pas juste de dire ça. À Cuba, on ne tue pas les enfants avec une balle dans la nuque. Et je ne suis ni castriste ni chaviste. Je suis Manu. Je conseille à tous ceux qui vont en Amérique latine d’aller d’abord visiter les autres pays avant d’aller à Cuba, pour pouvoir vraiment comparer.

Il y a un projet qui vous tient à coeur en ce moment, c’est la Colifata à Buenos Aires…

Manu Chao. La Colifata est une petite radio à l’initiative des internes et des patients, qui émet depuis un asile psychiatrique depuis une dizaine d’années. Je l’ai connue par des CD qui m’arrivaient. J’ai flashé parce que ce qu’ils disent dans les émissions est gai, poétique, d’une lucidité extraordinaire. Il n’y a pas de sujets tabous. On y parle de la politique, de l’amour, de la mort, de la guerre en Irak, de Dieu. Il y a une vraie force dans le discours de cette radio. Pour moi, ils sont devenus des maîtres à penser. J’estime que c’est de la vraie militance. Avec la Colifata, il y a quelques années, on a fait des petits « street CD » alternatifs qu’on vendait au coin de la rue à Barcelone ou à Buenos Aires. Je les ai connus à travers ça, après je les ai revus au Forum de Porto Alegre, on a joué à la radio en Argentine, on a fait des concerts. Et là, on en train de finir un CD qu’on voudrait sortir plus officiellement sur un petit label qui va distribuer, le tout dans un souci de financement de la radio.

Vous avez fait une longue tournée au printemps dernier aux États-Unis. Comment l’Amérique d’aujourd’hui vous apparaît-elle ?

Manu Chao. On dirait que les Américains vivent dans un monde à part. On a l’impression que tout va bien. C’est une sensation curieuse. Depuis quatre, cinq ans et même avec la Mano, on n’a jamais été très gentils avec les États-Unis. Pour moi, avec la guerre, c’était le bon moment d’aller dans ce pays. Dans nos concerts, on faisait comprendre qu’on ne peut pas combattre la violence par la violence. La solution, ce n’est pas l’armée, c’est l’éducation, le travail, c’est ouvrir les portes. On a fait des concerts de 10 000 personnes à chaque fois, avec 80 % d’hispanos. La communauté nous a vraiment aidés.

Il va bientôt y avoir une élection présidentielle. Avez-vous ressenti un sentiment anti-Bush lors de vos concerts ?

Manu Chao. De la part des gens qui sont venus nous voir, c’est évident. On parlait de la situation tous les soirs, jamais on n’a pris une canette. C’était plus intéressant sur les festivals où nous n’étions pas très connus. Je pense au concert que nous avons fait en ouverture de Rage Against the Machine, où le public était beaucoup plus anglo-saxon. Je disais aux journalistes : « J’ai donné mon avis sur Bush, partout j’ai fait l’unanimité. Je leur disais, j’ai deux passeports, un français, un espagnol, je ne peux pas me vanter d’avoir des présidents formidables, mais je donne ma main à couper de l’esprit civique des Français et des Espagnols que si on avait un président comme le vôtre, il y aurait au moins 50 000 personnes tous les samedis devant l’Élysée ou devant le Palais de la Moncloa (siège de la présidence du gouvernement espagnol – NDLR).

Vous êtes tous d’accord avec moi, et devant la Maison-Blanche, ils sont quatre, cinq ! » J’ai l’impression qu’ils ne se rendent pas compte du mal qu’ils font ni de leur mauvaise presse à l’extérieur. Il n’y a pas une télévision qui ne soit pas américaine. Il n’y a pas d’ouverture sur le monde. Quand on arrive dans un hôtel, on ne peut pas ouvrir une seule fenêtre. Les États-Unis, c’est un peu ça, un pays fermé sur lui-même.

Vous êtes souvent de passage en France. Quel regard portez-vous sur le gouvernement actuel ?

Manu Chao. Je ne peux donner qu’un regard d’étranger. Il y a un côté berlusconien. Quand Berlusconi est arrivé au pouvoir en Italie, je trouvais cela dangereux parce que ça allait créer un précédent en Europe. Un peu de politique bananière comme avec quelqu’un qui gère les médias et gagne les élections. Cela crée des antécédents. Vu d’Espagne, on a l’impression que Sarkozy court dans tous les sens. Un peu la folie du bocal. L’agitation. C’est du show, de la politique spectacle. C’est dangereux pour la démocratie en général. Si tu sais faire un show, tu deviens président. On est en train d’élire des showmen.

Cela ne donne que plus d’acuité à la question : « Y ahora qué ? », que fait-on maintenant ?

Manu Chao. Oui, parce que tout change tellement vite. Même les méthodes de résistance à tout ça ne sont pas forcément les mêmes aujourd’hui qu’il y a dix ans, vingt ans. Le repli sur soi, je l’ai constaté dans toute l’Europe. C’est diviser pour mieux régner.

Je crois que Sarko l’a bien compris. Beaucoup d’autres aussi. On divise la société, même plus par classe sociale, mais par âges. Les vieux et les jeunes. On a installé une barrière entre les deux. Un vieux ne voit plus les jeunes qu’au travers de la télé. Pour un vieux, un jeune ça crame des bagnoles. L’image n’est pas positive. Majoritairement, l’Europe est vieille. Et si tu as les vieux avec toi, tu as la majorité. Le problème, c’est qu’un pays qui ne compte que sur les vieux est un pays ui n’a pas de futur. Il y a encore des endroits qui résistent, où il y a un peu plus de confraternité, dans le nord de l’Espagne, ce côté sain où l’on peut voir dans les fêtes de village un vieux paysan boire un coup de rouge avec un punk. Ils se connaissent.

Il n’y a pas encore la peur du jeune même si ce phénomène est en train d’arriver là-bas. L’Europe vieillit. Cela pose problème, ne serait-ce que pour les retraites. La solution, c’est d’ouvrir les frontières, que les gens viennent bosser avec les papiers – pas les clandestins parce que c’est l’esclavage – et cotisent. Si on veut payer les retraites, il faut bien qu’il y ait des jeunes qui bossent. Et la jeunesse, elle est dans le tiers-monde.

Parlez-nous de Me llaman Calle, une chanson qui vous touche particulièrement…

Manu Chao. Cette chanson parle de la prostitution. Je l’ai écrite pour les prostituées, un monde que je ne connaissais pas. Mon bonheur est que Me llaman Calle ait été adoptée par les filles. On les voit d’ailleurs participer dans le clip. Au départ, j’ai écrit cette musique pour un ami cinéaste, Fernando Léon, qui a fait récemment un film sur la prostitution. On a gagné un goya de la meilleure chanson et ce sont les filles qui sont allées chercher le prix, qui s’est baladé dans tous les bordels de Madrid et de Barcelone. Quelle force elles ont, ces filles ! Je suis vraiment heureux de cette rencontre. C’est une histoire d’amitié. Je me suis fait des frangines et des amitiés superfortes.

Pourquoi laissez-vous entendre que Radiolina pourrait être votre dernier album ?

Manu Chao. C’est une phrase que j’ai prononcée dans un journal, et qui a été très mal interprétée. Beaucoup de gens ont pensé que c’était mon dernier CD, que j’arrêtais la musique. Ce n’est pas mon intention. Ce que j’avais dit est que Proxima Estacion, mon précédent album, c’était il y a six ans, que si je mettais six ans encore à sortir ma prochaine musique, je pense vraiment qu’il n’y aura plus de support disque. Il aura sûrement du plomb dans l’aile. Ce ne sera plus le moyen populaire et massif d’écouter de la musique.

Considérez-vous que si le marché du disque s’écroule, c’est en grande partie à cause du téléchargement illégal sur Internet ?

Manu Chao. Dire cela est une hypocrisie immense de la part des maisons de disques. Il y a une évolution technologique comme il y en a eu dix mille autres avant. Quand le business de la musique laisse entendre que le problème vient de la piraterie, il y a quelque chose que je ne comprends pas. J’ai quarante-six ans et, autant que je me souvienne, on n’a pas attendu Internet pour pirater les vinyles. 90 % de ma discographie d’adolescent ont été obtenus par la cassette. Pour un vinyle acheté par un copain, on faisait 90 copies. La seule chose qui a changé, c’est que maintenant on télécharge en cinq minutes, alors qu’à l’époque, il fallait le temps d’écouter le disque. On piratait tous à l’époque grâce aux cassettes !

Cela met en évidence le coût souvent trop élevé d’un album…

Manu Chao. Depuis toujours le CD est trop cher. Qui est en train de faire des bénéfices énormes aujourd’hui à vendre des machines

à la jeunesse pour pirater les artistes ? IPod, MP3, Sony… Il suffit de faire un tour sur le périphérique pour voir le nombre de publicités vantant la dernière machine pour télécharger un morceau en quelques minutes. Ils en vendent par millions ! Qui incite la jeunesse mondiale à pirater si ce n’est la grande industrie ? Alors quand on entend qu’ils sont en crise, c’est juste un dinosaure qui en mange un autre. C’est sûr que, pour eux, c’est plus facile de vendre une machine que de la musique créée par des artistes. Les musiciens, c’est chiant, ça a des managers, ça se défend, ça veut des trucs. Une machine, ça ferme sa gueule ! Il n’y a pas de problème de royalties.

Au bout du compte, n’est-ce pas l’artiste qui risque de souffrir de cette situation ?

Manu Chao. La seule bouée de sauvetage pour le musicien, c’est le live. C’est impiratable, un concert : c’est l’émotion du direct. Ce qui est magnifique dans Internet, c’est que ça a ouvert des milliards de chemins de traverse qu’on ne pourra plus jamais refermer. C’est superpositif parce qu’Internet, c’est quand même la plus belle encyclopédie de l’histoire de l’humanité. Mais le gros tuyau, le débit, c’est toujours le même qui contrôle. C’est rageant de voir que 80 % des téléchargements Internet payants, c’est iTunes (Apple) qui les fait. C’est dramatique dans le sens où cela reproduit les mêmes choses. Il n’y a pas dix mille boîtes qui se répartissent le gâteau. C’est un peu triste.

Que pensez-vous de l’idée de suspendre les abonnements des internautes qui téléchargeraient illégalement, comme

le préconise un récent rapport ?

Manu Chao. Pour lutter contre le piratage, il faudrait interdire à la grande industrie de vendre des machines qui piratent 5 000 morceaux à la seconde. Il faut commencer par le début. Tout le discours est centré sur le consommateur. Le côté satanisation du mec qui pirate dans sa piaule, il faut arrêter la connerie. Ce n’est quand même pas lui le plus dangereux. Si Internet, c’est l’avenir, il faudrait qu’ils arrêtent de ne pas situer le problème où il est. Ils paient combien de droits d’auteur, les mecs qui vendent des machines ? Où est la part du musicien sur la vente d’un iPod ?

Cela fait longtemps que vous ne vous êtes pas produit en France. Quand comptez-vous revenir ?

Manu Chao. Le seul concert qu’on ait fait, c’était en juillet à Vic-Fezensac. Après, il y a eu La Boule Noire, à Paris, au moment de

la sortie de l’album. Je compte venir jouer, mais la maison est grande maintenant et je ne peux pas être partout à la fois. On ne veut pas faire de stakhanovisme. Dans le groupe, on a une politique qui est de ne jamais tourner plus d’un mois et demi. Parce qu’on ne veut pas de routine. On fait des tournées courtes, denses, où on a l’énergie à 100 % pour les concerts, les rencontres, les actions à mener ici où là. Le seul pays au monde où je ne suis pas près de tourner aujourd’hui, c’est la France, parce que j’ai juste besoin de cinq jours de répétition. J’ai envie de chanter en français et toutes les chansons de l’album Sibérie m’était contée sont belles. On les joue dans les bars. Mais j’ai besoin de quelques jours pour les adapter à l’électrique. J’ai envie de faire le concert Radiolina parce qu’il est beau, mais je voudrais aussi chanter Te souviens-tu, Te tromper, la Petite Blonde du boulevard Brune, Madame Banquise, les Rues de l’hiver… Je les kiffe toutes, ces chansons. Il y a la question de la forme du spectacle. Est-ce que ce sera des gros concerts, des petits clubs ? Il va falloir réfléchir à tout cela. Mais il ne faut pas douter de notre grande envie de revenir en France.

Retrouvez le clip vidéo Me Llaman Calle, extrait de l’album La Radiolina sur www.humanite.fr

SOURCES : humanite.fr Entretien réalisé par Victor Hache

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Manu Chao: “Des petits moments de bonheur”

Publié par thorvald le décembre 30, 2007

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Manu Chao est un passionné de sport, de football en particulier. Mais si l’ex-leader de la Mano Negra en célèbre la beauté, il n’en pointe pas moins ses dérives.
C’était lors du dernier passage à Paris du “clandestino” le plus célèbre de la planète. Manu Chao n’est pas seulement un chanteur à six millions de disques vendus, un globe-trotteur qui a fait du monde son terrain de jeu. Lorsqu’il s’agit de sport, de football en particulier, il devient un marathonien des mots, qui pioche entre souvenirs et anecdotes sa propre vision engagée du sport. “Vous n’avez pas affaire à un grand sportif, mais j’adore ça…” prévient le chanteur de La Radiolina, avant de poser son sac.

A quand remontent vos premiers souvenirs de sports?
A l’école et au foot du quartier, au pont de Sèvres (Hauts-de-Seine). J’ai fait trois ans de handball, jusqu’en cadets. Tous les sports d’équipe ludiques, j’adore. Le footing, me retrouver seul avec moi-même, c’est fatigant. Le ballon, on y joue au quartier, à Barcelone. Des petits moments de bonheur. J’adore rentrer à la maison après un 5 contre 5, ou un 15 contre 15. On cherche des petits coins du côté de la plage et on finit souvent dans la nuit complète.

Quel type de joueur êtes-vous?
Milieu de terrain. Jambes courtes mais vue longue.

Makelele?
Ah non, lui, c’est une force de la nature. Moi, je suis de l’équipe des nains. Je suis un Xavi, vue très, très longue. Makelele, c’est une injustice qu’on ne lui ait jamais donné le Ballon d’Or. Après l’avoir laissé filer, le Real s’est planté pendant cinq ans. Nous, on fait les équipes comme quand on était mômes. Eh bien, le premier que je choisis, c’est Makelele. En deuxième pioche, Ronaldinho.

Gamin, vous aviez des posters de footballeurs au mur?
Je faisais la collec’Panini. J’ai même retrouvé quelques vignettes récemment. C’était la grande époque de Saint-Etienne. Mais moi, mes héros, c’étaient Oleg Blokhine et le Dynamo Kiev, j’ignore pourquoi.

Tout le monde sait que je suis de l’OM

Petit Parisien, vous n’avez jamais vibré pour le PSG?
Jamais, avec tout le respect. A nos débuts dans le rock alternatif, les mecs des stades, on se frittait avec eux dans les concerts. Le PSG, c’était stigmatisé. Tout le monde sait que je suis de l’OM. Le foot, c’est des rencontres. A l’époque de la Mano Negra, je sortais du métro et là, je suis tombé sur tous les mecs du virage sud du Stade Vélodrome. Ils m’ont dit : “Tu viens avec nous !” Et j’ai trouvé ma famille. Il y a trois mois, ils m’ont appelé pour fêter les vingt ans des Winners, ils sont venus en “caisse” de Marseille me chercher à Barcelone, en bas de chez moi.

Dans votre famille, le sport était présent?
Mon grand-père jouait à la pelote basque, à la main. A l’ancienne. Il avait une paluche… c’était une raquette. On allait le dimanche au fronton, près de la maison de la Radio. Il était boxeur aussi, en Espagne, avant la guerre. C’est très exigeant, la boxe. A une époque, pour se mettre en forme avant une tournée, on faisait des séances d’entraînement: boxe anglaise, boxe thaïe, on mélangeait.

Un concert de Manu Chao, c’est du sport?
Notre show, en ce moment, est vraiment axé sur le physique plus que sur la mélodie. On a les problèmes des sportifs: entorses à répétition, tendinites, ligaments explosés… Au foot, ils ont des remplaçants. Nous, il faut remonter sur scène. Donc je fais attention aux godasses, à l’échauffement, aux étirements, à l’alimentation. Sur cette tournée, je me suis claqué le dernier soir, dans la dernière chanson du dernier concert. Je m’étais moins chauffé… Je voudrais être chiropracteur plus tard. Soigner, ça me passionne. C’est intuitif: je ne suis pas encore calé, mais je sais retaper les mecs. Le corps te dit où tu dois masser. J’ai appris à respirer. Avec les étirements, c’est la meilleure façon de prier.

A quand remonte votre dernière grande émotion sportive?
La finale Manchester-Munich (2-1) à Barcelone, avec les deux buts anglais à la dernière minute. Même à Hollywood, ils n’ont pas des scénarios comme ça. Quand le foot devient ainsi, c’est magnifique. Liverpool-Milan, de 0-3 à 3-3, pas mal aussi. Mais c’est comme dans la musique: pour voir un beau concert, il faut s’en taper neuf merdiques. Mais quand c’est beau, c’est beau! C’est ce qui est précieux.

Et la rencontre France/Nouvelle-Zélande en rugby?
J’aime ce sport. On chahutait un peu avec le ballon ovale quand on était mômes. C’était presque plus rigolo que le foot, avec le contact physique. Il y avait aussi une certaine éthique, disparue depuis longtemps du football. Ça commence à être pareil dans le rugby. Mais j’aime bien leur troisième mi-temps, l’alcool, le petit bidon…

Certains reprochent à Bernard Laporte d’avoir été dans les affaires avant de devenir secrétaire d’Etat aux Sports. Et vous?
L’affairisme mélangé au sport, ce n’est jamais bon. Rugby et casinos, ça ne va pas ensemble. Une boucherie, encore… Mes profs de sport ne m’inculquaient pas ces valeurs. J’étais plutôt content que cette équipe se fasse éliminer en demi-finale. S’ils avaient été champions du monde, avec la récupération derrière, on n’en sortait plus de la ferveur patriotique. Ça devient compliqué d’être pour une équipe ou pour une autre. Moi, jamais je ne pourrais être pro-Milan AC, en connaissant son patron [Silvio Berlusconi].

Mais la politique est déjà dans les stades, non?
Il y a beaucoup d’équipes avec une frange de supporteurs d’extrême droite très durs. C’est même là que l’extrême droite s’organise. Les tribunes, c’est carrément leurs bureaux. On ne sait même plus comment les contrôler. Moi, je préfère regarder les matches dans les boui-boui. Tu vas au stade si c’est vraiment tes équipes, comme l’Athletic Bilbao et le Depor [La Corogne] pour moi. J’aimerais bien aller voir Osasuna aussi. Ou Lens. Pour le côté fraternel. Là-bas, on va au stade sans clivages.

Un stade c’est l’endroit le plus dangereux du monde

Ailleurs, vous avez le sentiment que le football européen est largement contaminé?
Plusieurs championnats sont touchés. L’Espagne, c’est clair. L’Italie, n’en parlons pas, c’est même pas la peine de nommer les clubs. En France aussi. En ex-Yougoslavie, où Arkan allait-il recruter ses miliciens? Chez les supporteurs. Certaines tribunes sont de petites armées. J’ai beaucoup voyagé, fréquenté des endroits dangereux, mais le plus dangereux d’entre tous, c’était un stade. On s’est retrouvés dans la cage des ultras, entourés de 500 néonazis, à huit, dont un Black et deux Algériens. Je savais qu’on avait vingt minutes. Dans tous les stades du monde, t’es concentré sur le match les vingt premières minutes et après, tu cherches la connerie à faire. Et ça n’a pas manqué. La connerie, c’étaient nous. On a vu la mort de près.

Le sport a-t-il encore un rôle positif ou n’est-il plus qu’une vitrine géante des maux de la société?
C’est son reflet. Il est devenu tellement important et même tellement politique. C’est une arme considérable. C’est là que j’aime bien Diego (Maradona), le seul qui ouvre sa gueule. Enfin, un des rares. Thuram aussi, un mec important, brillant, déterminé, bien dans sa tête. Une tronche.

Vous attendez d’un footballeur qu’il prenne position?
A nous, musiciens, on demande toujours si la musique peut changer le monde. Une chose est certaine, on a accès au micro, donc une responsabilité et un pouvoir. Mais même le pouvoir des Rolling Stones ou de Madonna, c’est zéro comparé à celui d’un footballeur. Or leurs propos sont en général d’un fadasse absolument terrible. Je ne leur demande pas un truc super politiquement social. Mais une bonne blague de temps en temps. Au moins, faites-nous rire! C’est comme s’ils avaient la bouche muselée parce que le chèque est important, sans parler des enjeux.

Qui voudriez-vous comme ministre des Sports?
Thuram, il ferait l’affaire: il a une éthique de vie, une vision culturelle. Zidane aussi, un mec équilibré avec une certaine éthique. Pédagogiquement c’est pas terrible ce qu’il a fait à la dernière Coupe du monde, mais bon! Aimé Jacquet, pourquoi pas, ce serait joli.

Vous avez beaucoup voyagé. Quel est le pays le plus fou de sport que vous ayez arpenté?
Ah, l’Argentine! C’est passionnel pour le foot. Les filles, les garçons… tout le monde en parle. Beaucoup plus qu’en Espagne. Au Brésil, ils adorent le foot, mais ils ont un côté très détendu. Ça ne stresse pas. La Seleçao perd 1-0 à cinq minutes de la fin, ce n’est pas mélodramatique. Les Argentins, ils se tordent les boyaux sur la table. Moi, je suis toujours pour la plus belle équipe. Même la finale France-Italie, je ne savais pas qui supporter. Les hymnes, je m’en fous. Le drapeau aussi… Ça me pose d’ailleurs des problèmes, quand j’arrive dans des pays très nationalistes, comme en Amérique latine. Tu vas dans une cantine à Mexico, t’es avec des lascars à quatre heures du mat’et à la quinzième bière, ils chantent l’hymne mexicain, c’est sûr. Après, ils te demandent de chanter le tien. Quand tu réponds, “j’aime pas trop, chez nous, l’hymne, on n’est pas très fiers de ça“, ils te regardent comme si t’étais un Martien.

SOURCES : Propos receuillis par Olivier JOLY et Eric MANDEL
Le Journal du Dimanche

www.lejdd.fr

http://www.om.net/

http://www.psg.fr/

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Raphaël

Publié par thorvald le décembre 18, 2007

Deux ans après « Caravane », Raphaël prépare minutieusement son retour sur le devant de la scène pop française avec un nouvel et quatrième album studio, dont le nom n’a pas encore été révélé et la sortie est prévue pour le 17 mars 2008 sur Delabel/EMI Music France. D’après des détails confiés par EMI Music France, en avant-première à la rédaction de Musique-radio.com, le premier extrait issu du nouveau projet de Raphaël sera envoyé début janvier 2008 aux radios. Depuis le 3 septembre 2007, Raphaël enregistre son nouvel album studio. Les morceaux ont été enregistrés et réalisés par Tony Visconti (David Bowie, Rita Mitsouko) et Renaud Letang (Manu Chao, Feist).

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Destin d’un “clandestin”

Publié par thorvald le décembre 4, 2007

Ancien chanteur de la Mano Negra, Manu Chao mène depuis quelques années une carrière solo couronnée par un succès véritablement planétaire. Après ‘Clandestino’ et ‘Proxima estacion : Esperanza’, le phénomène de scène et son groupe Radio Bemba sort aujourd’hui, à plus de 45 ans, un nouvel album survitaminé : ‘La Radiolina’.

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Le rendez-vous est fixé dans l’immense Maison de Radio France, à Paris, où Manu Chao et son groupe Radio Bemba répètent pour un concert donné le soir même pour quelques chanceux, et diffusé en direct à la radio. Avenant et souriant, la star mondiale, icône de toute une génération, accorde à Evene une entrevue exclusive. Se prêtant avec plaisir au jeu de nos questions et de notre séquence vidéo, l’homme est tel que le chanteur : simple, plaisant et engagé.

Vous êtes en pleine période de promotion de votre nouvel album. Comment ressentez-vous cela ? Est-ce un exercice qui vous embête ?

Si ça m’ennuyait profondément, je n’en ferais pas. La sortie d’un CD est le bon moment pour prendre contact avec les journalistes, qui font un métier estimable. C’est une politesse et un plaisir. Mon seul problème, c’est que je suis capable de parler de tout, sauf du disque… Je suis la personne la plus subjective pour en parler ! Mais c’est intéressant, car ça me donne un premier retour sur la perception que les gens ont du disque. En plus, avec les années, il y en a beaucoup que je connais bien, qui sont devenus des amis. On se voit régulièrement, à chaque disque : “Alors, les enfants, la famille ?…” (rires) Je ne prends pas ça comme une corvée. Et puis je ne suis pas un stakhanoviste de l’interview ! Je me limite à une heure par jour, et ça devient agréable, car ce n’est pas du gavage d’oie… A mes débuts, quand je ne connaissais pas, qu’on m’a mis dans une pièce, et que j’ai vu défiler dix journalistes, j’ai compris que ce ne serait pas possible ! C’est aliénant pour moi et pour eux. Donc on a commencé à essayer de changer les règles du jeu…

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Pourriez-vous nous dire deux mots sur le projet de radio ‘La Colifata’ ?

Deux mots, ça va être court ! (rires) Non, sérieusement, c’est une radio qui émet à Buenos Aires. Elle a la particularité d’émettre depuis un hôpital psychiatrique. Ce sont les patients qui ont décidé de monter cette radio pour s’exprimer, avec l’aide de quelques personnes extérieures. Pour libérer tout ce qu’ils ont à l’intérieur, et parler au monde. Ca fait une quinzaine d’années que ça tourne. Moi je les connais depuis cinq, six ans. J’ai commencé par les écouter, au travers de CD de l’émission. J’ai complètement halluciné sur les textes. On a donc commencé en faisant de petits street CD un peu “hors-piste”. Ils étaient vendus dans les rues de Barcelone par les musiciens de rue de la ville. C’est un projet pour les appuyer, aussi. On sortait les CD, et seuls les musiciens de rue pouvaient les acheter 1 euro pièce, le prix de la fabrication. Après, ils vendaient ça le prix qu’ils voulaient : 6 euros aux copains, 10 euros aux touristes, 15 euros aux “super touristes”… L’argent était pour eux. Et il se passait la même chose en Argentine, vendus par les gens de la Colifata… C’était notre première collaboration. Puis on a fait des concerts ensemble, ils sont venus collaborer sur ma dernière vidéo ‘Rainin’ in Paradize’. En ce moment, on est en train de monter un “vrai CD” avec ces gens-là, qui sont d’immenses artistes. Il faut qu’ils aient une réelle reconnaissance, un contrat de disque, des royalties… Ca va sortir en Argentine d’abord, puis dans le monde, on verra comment ça se passe… Pour le moment, on en est là. C’est une relation de cinq ans qui n’arrête pas de grandir. Je les adore. Ils t’expliquent n’importe quel sujet d’actualité en trois mots, ce sera toujours limpide… D’ailleurs, il y a un représentant de la Colifata dans mon dernier CD sur ‘Infinita Tristeza’. Il délivre un petit message à Bush

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Vous venez de tourner aux Etats-Unis. Quel effet cela fait-il ? Est-ce un public à part pour vous ?

Dans l’absolu, c’est un pays un peu à part. Mais ça m’intéressait d’y aller parce que ça fait quelques années que je suis assez dur avec leur gouvernement. Ma mère m’a toujours dit qu’il fallait bien connaître ce que l’on critique… Pour moi, c’était l’heure d’aller là-bas, pour comprendre ce qui se passe à l’intérieur de ce pays. Au niveau des concerts, on n’a pas eu à briser la glace. La communauté latino s’en chargeait pour nous ! Parfois ils remplissaient les salles à 80 %. Ce sont des gens qui nous connaissent par coeur. Après, on a aussi fait quelques festivals, devant des gens qui ne nous connaissaient parfois pas du tout. En première partie de Rage Against The Machine, par exemple… Sur 90.000 personnes, à peine 5.000 nous connaissaient ! Mais c’était un challenge passionnant. Ca nous a rappelé les anciens temps, quand il fallait tout prouver… Alors que pour nous, maintenant, un peu partout dans le monde, il nous faut surtout ne pas décevoir ! Mais comme en ce moment le groupe est très en forme, très au point musicalement, il n’y a pas eu de problème. On n’a peur de rien ! (rires)

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Quand on n’arrête jamais de faire de la musique, a-t-on encore le temps d’en écouter ?

J’en écoute pas mal, mais j’en joue plus que je n’en écoute… Même lorsqu’on n’est pas en tournée, on est souvent en train de jouer dans les bars, à la maison, chez des potes… Mon fils habite au Brésil, et dans cette région, si tu es musicien, tu chantes tous les soirs : on ne va pas mettre un CD s’il y a un musicien à la maison ! Pour revenir à la question, j’écoute surtout ce qui m’arrive entre les mains. Beaucoup de gens me passent des disques. Quand j’en mets un dans la platine, je ne sais pas ce que je vais écouter, en général. J’essaye d’écouter tout ce qu’on me passe. Pendant les tournées, c’est difficile… Du coup, je les écoute au moment de la petite déprime post-tournée, de retour à la maison.

Parmi les 21 chansons de l’album, laquelle vous touche le plus ?

‘Me llaman calle’. Elle m’a ouvert les portes d’un monde que je ne connaissais pas. Elle m’a permis de me faire des amies incroyables. Cette chanson accompagnait un film qui parle de la prostitution. A travers cette chanson, j’ai pu rencontrer ce “joli corps de métier”, si l’on peut dire… (rires) Ca a été de fabuleuses rencontres, avec des personnes incroyables. Cette chanson a donc une vie. On a gagné un prix avec elle, un Goya. Ce sont les filles qui sont allées le chercher. Le prix a fait le tour des bars de Madrid, puis de Barcelone… J’étais encore lundi dernier à Madrid, avec toutes les filles. On a fait une belle java tout la nuit ! Et puis, il y a dix ans, dans mon album ‘Clandestino’, une chanson s’appelait ‘Malegria’. Elle parlait de la “calle del desengano”, une rue dans laquelle travaillent beaucoup de ces filles. C’est là aussi qu’elles s’organisent en ce moment pour la défense de leurs droits, pour la reconnaissance de leur métier, comme tous les autres métiers. Donc, dix ans après, me retrouver invité par les filles à jouer des petites rumbas avec ma guitare dans leur local… Tu te dis que la vie a un sens.

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La musique de votre dernier album semble plus “musclée”. Avez-vous essayé de changer de son pour vous tourner vers les Etats-Unis ?

Non, disons que c’est l’environnement dans lequel j’évolue qui fait mes disques. Pour ‘Clandestino’, j’étais à droite à gauche, très peu dans un environnement “électrisé”. Là, mon environnement depuis trois ans, c’est le groupe Radio Bemba principalement. Donc il y a des “gros sons” autour de moi… C’est ce qu’on fait sur scène. Et on est 6 mois de l’année ensemble. Ils m’entourent, et ça aurait été un peu absurde de faire mon disque tout seul dans mon coin, dans le bus… J’ai huit musiciens incroyables autour de moi, autant en profiter ! Ce qui n’était pas le cas à l’époque de ‘Clandestino’, par exemple, où je voyageais tout seul… Le son de l’album est finalement hybride entre ce que je faisais avant et ce qu’on fait sur scène. Un peu le chaînon manquant…

On a pu lire que ‘La Radiolina’ serait votre dernier album. Qu’en est-il ?

C’est une déclaration qui a été très mal interprétée par des journalistes. J’ai juste dit que si j’attendais six ans pour sortir mon prochain projet, ce ne serait plus un CD. Donc j’ai dit que ce serait certainement mon dernier CD. Ils ont compris que je n’allais plus rien sortir… Il est évident que le support va évoluer. Ses jours sont comptés. Et je le disais dans ce sens-là. De la musique, j’ai encore envie d’en faire, sous mon nom ou pas. Là, on est en train de finir le CD de Sam, le fils d’Amadou et Mariam, avec son groupe SMOD. Ca devrait sortir au printemps. Il y a aussi le CD avec la Colifata. On veut par ailleurs enregistrer un CD de rumba… Des chansons rodées dans les bars. Il n’y a plus qu’à enregistrer. Il y a enfin mes chansons en portugais. J’écris beaucoup au Brésil, mais je n’ai pas trop mélangé avec ce disque-là. J’en ai mis une, pour pouvoir décemment rentrer à la maison sans me faire scalper… Mais je n’oublie pas les autres, j’ai vraiment envie de faire ce CD en portugais, qui s’appellera ‘A maluca da vida’.

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Votre travail de production avec Akli D, Amadou et Mariam, leur fils Sam : cela correspond-il à une envie de faire profiter de votre notoriété ? A aider à créer de la musique ?

On va dire que c’est un mélange de tout. En tout cas c’est une envie, ce sont des rencontres avec des gens… C’est très long, mais passionnant à faire. Le problème c’est que tu es beaucoup plus exigeant pour produire l’album d’un ami que pour ton propre album… Pour ton disque, ça ne regarde que toi. Si tu le rates, tant pis pour toi. Alors que pour les autres… Du coup, tu es beaucoup plus pointilleux, et en même temps beaucoup plus sûr des choses à faire. Quand tu es extérieur, que tu n’as pas composé, tout est plus clair. Mais ta responsabilité est plus grande…

Tout part toujours de rencontres humaines ?

Oui, le plus souvent. Akli D, c’est les bars de Paris, la “connexion kabyle”, on est devenus amis en jouant ensemble. Mais on n’avait jamais pensé faire un CD ensemble… Et un jour, il m’a amené une démo qu’il allait sortir quelques jours après, faite avec les moyens du bord. C’était dommage. Je lui ai donc prêté mon studio quand il était libre, on a travaillé ensemble à sortir un disque mieux produit. Amadou et Mariam, c’est un cas un peu à part. J’étais vraiment fan. J’avais tous leurs CD. Je me suis mis à genoux quand je les ai rencontrés… Pour Sam et son groupe SMOD, c’est une autre rencontre : au Mali, les gens se couchent tôt. Eux répétaient toute la nuit sur le toit de la maison d’Amadou et Mariam à Bamako. Comme je suis plutôt noctambule, je montais jouer avec eux, enregistrer juste pour le plaisir. A force, on s’est rendu compte qu’il y avait un album. C’était le début d’une belle aventure.

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SOURCES : http://www.evene.fr/

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J’aime Manu Chao…..

Publié par thorvald le novembre 30, 2007

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Y’a de l’espoir… et d’la joie!

J’aime Manu Chao, presque à la folie. Lorsque son premier CD, Clandestino, est sorti (Manu Chao avait quitté le groupe Mano Negra), en 1998, j’étais tellement emballé de ma découverte que j’en ai acheté une bonne dizaine que j’ai remis à ceux que j’aime. Vous vous souvenez sûrement de certaines chansons, dont celle qui donne son nom au CD, Clandestino, ou encore Welcome to Tijuana, Je ne t’aime plus, mon amour, Desaparecido, ou de paroles comme «quelle heure est-il au paradis?».

Puis est venu en 2001 Proxima estación… esperanza, qui s’inscrivait dans la droite ligne du premier, avec Me gustas tu ou Mister Bobby en hommage à Bob Marley. J’ai acheté quelque temps après le CD live de Radio Bemba Sound System, une trentaine de chansons sur un rythme décoiffant, ininterrompu. Un véritable carnaval: rock’n’roll, rythm’n’blues, jump, patchanga. Un DVD suivit, Radio Bemba, le film de la tournée spectaculaire en Amérique latine. Avec des scènes à couper le souffle, où des Indiens des Andes, entre autres, organisent une sorte de pique-nique et font rôtir un lama pour le bouffer, tandis que Manu Chao et son groupe improvisent un spectacle en plein air, dans cette immense cuvette à plus de mille mètres d’altitude. Des images inoubliables. Entre-temps, est sorti un CD-livre en français, Sibérie m’était contée, une sorte de contes et légendes où Paris est comparée à la Sibérie parce que l’hiver, il y fait froid et qu’on n’y voit jamais le soleil. Puis ce CD du duo malien Amadou et Mariam, Dimanche à Bamako, que Manu Chao a produit et qui a rapidement conquis les fans de Manu Chao.

Chaque fois on reconnaît le son de ce chanteur et musicien engagé en faveur des déshérités, des petites gens et de ceux qui luttent. Chaque fois on reconnaît les paroles, où les mots solidarité, injustice, dénonciation, indignation constituent un véritable encouragement pour ceux qui croient encore qu’un monde meilleur est possible.

Il faut dire que Manu Chao, qui habite la Catalogne, a de qui tenir. Son père, Ramon Chao, Galicien émigré en France dans les années 1950, est romancier et journaliste. Il écrit dans le prestigieux mensuel Le Monde diplomatique. Homme de gauche, il vient de faire paraître un livre sur le Che, préfacé par Ignacio Ramonet, son patron au Monde diplomatique.

Le dernier CD que Manu Chao, 46 ans, vient de lancer, il y a quelques semaines, s’intitule La Radiolina. Un amalgame, une mosaïque, un casse-tête dans lequel chaque pièce a sa place, avec ses souvenirs de voyages, ses rencontres impromptues, comme celle avec Maradona, le fameux joueur de soccer argentin (La vida tombola), ou ces prostituées de la rue del Desengaño (Me llaman calle, ce qu’on peut traduire par: on m’appelle la rue ou la fille de rue). La rue del Desengaño (la rue de la Déception), un nom prédestiné, existe vraiment à Madrid. Ce dernier album est peut-être moins spectaculaire, moins rythmé que les précédents, mais il est du gâteau pour peu qu’on se donne la peine d’écouter les paroles de chansons. «Chaque disque est un petit voyage qui t’amène d’un point à un autre», affirme-t-il. Plusieurs chansons comme Politik kills, Panik Panik ou Raining in Paradise sont à contenu explicitement politique. Manu Chao se défend bien de poser en leader de la cause altermondialiste ou antiglobalisation, mais il avoue qu’il ne fait qu’ajouter son grain de sel pour changer l’ordre actuel des choses. Que faire maintenant? demande-t-il (Y ahora qué? question que l’on retrouve sur la pochette du cd). «Chaque jour je lutte pour ne pas dépérir / Chaque jour je m’effraie de me retenir autant.» On peut aussi écouter ses dernières chansons sur son site: www.manuchao.net/radiolina/.

SOURCES : Jacques Lanctôt – http://www2.canoe.com

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Keny Arkana a la RAGE !!

Publié par thorvald le novembre 23, 2007

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Elle est la sensation rap du moment, révélée par un titre emblématique,«la Rage».

Une petite pasionaria venue de Marseille, vagabonde et alter- mondialiste. 

La scène est surréaliste. Genève, ville des banquiers. Le public qui vient au concert Manu Chao, l’icône rock de l’altermondialisme, est plutôt familial. Sur la scène, en première partie, un petit bout de femme, pantacourt, sweat à l’effigie du sous-commandant Marcos, un slogan sur le foulard qui orne son front «La rabia del pueblo» («la rage du peuple», en espagnol), lance à la foule : «Ça va la famille ? Je veux voir les poings en l’air si vous le voulez bien.» Au départ, ils ne veulent pas trop, les Suisses, et puis finalement, ils l’attrapent, la Rage que leur chante Keny Arkana, 24 ans. En France, beaucoup ont été contaminés comme ça, sans que la télé ou la radio ne matraquent le refrain «La Rage, on restera debout quoiqu’il arrive/La Rage, on ira jusqu’au bout, là où veut bien nous mener la vie». Un peu neuneu sur le papier, la rengaine a convaincu à force de concerts, de forums. Au point que Keny joue à guichets fermés à l’Olympia avec juste un album au répertoire.

De l’aveu même de Manu Chao, difficile de résister à la petite pasionaria : «Elle a le feu qui sort de partout.» Le directeur de sa maison de disques, ex-grand patron de la major EMI, est aux petits soins, apporte une tisane au romarin. Pour Emmanuel de Buretel, qui a lancé les carrières de Daft Punk, IAM, Doc Gynéco, etc., sa Keny, c’est sa petite Edith Piaf : «Bon d’accord, elle n’a pas la même voix. Mais elle a la même gouaille. Et elle choisit ses compositeurs avec le même soin.» Comme la Môme, c’est aussi une enfant des rues, qui ne quitte pas sa copine de galère, «Clem», encore plus sauvage. On la dit instable, difficile, et au premier contact, elle donne effectivement l’impression d’un petit animal farouche, qui se cache derrière son attachée de presse pour mieux vous observer. Puis elle tend la main, l’œil coquin. Et elle se livre facilement, ponctue ses phrases de «rien à carrer».http://www.keny-arkana.com/

http://www.myspace.com/kenyarkana

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Une reprise de “King of the Bongo” de Manu Chao

Publié par thorvald le novembre 17, 2007

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Le chanteur alter mondialiste

Publié par thorvald le novembre 9, 2007

Le chanteur alter mondialiste a sorti son troisième album, La Radiolina. Et il a pris la route cet été, destination l’Amérique.

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Pour Manu Chao, 46 ans, être né dans les Hauts-de-Seine le jour de la Fête de la Musique, c’est loin d’être une coïncidence. De son vrai nom José Manuel Thomas Arthur Chao, il a atterri cet été en Amérique, pour la première fois en solo, où le public lui a réservé un accueil des plus chaleureux. Les Américains d’Ottawa, San Francisco ou Los Angeles ont été nombreux à se presser à ces soirées d’écoute où Manu Chao leur a fait découvrir les titres de son dernier album sorti en France début septembre, La Radiolina.
21 chansons bien plus rock que sur ses précédentes galettes mais toujours aussi engagées. Car même s’il s’en défend, Manu Chao est un leader. Pas de ceux qui imposent mais de ceux qui proposent. Il ne cache pas son dégoût du business, des politiques ou des intégrismes. Il ne triche pas et sa musique, ses textes, son engagement sonnent juste. Les 20.000 personnes présentes à Brooklyn pour une de ses représentations estivales ne diront sûrement pas le contraire.
Manu Chao en France, c’est surtout la Mano Negra. Un groupe rock-punk qui détonnait dans les années 80. Avec son frère Antoine et leur cousin, ils ont révolutionné le paysage de la musique française. A la séparation du groupe, en 1994, Manu Chao a pris seul son envol. Et le succès est toujours au rendez-vous.

Clandestino, un hymne pour les clandestins mexicains
En 1998, et peu avant la victoire balck-blanc-beur de l’Equipe de France de football, ce membre d’Attac chantait déjà le respect et la tolérance. Le titre Clandestino a donné son nom à l’album et à une réussite : le tube est même devenu un hymne pour les clandestins mexicains reclus en Amérique. Les radios communautaires le diffusaient en boucle : “Correr es mi destino/Para burlar la ley/Perdido en el corazon/De la grande Babylon/Me dicen el clandestino por no llevar papel/Algerino clandestino/ Nigeriano clandestino/Boliviano clandestino/Mano negra ilegal.”
Sur son premier album figuraient aussi des titres moins engagés mais toujours aussi justes comme “Je ne t’aime plus” ou “Desaparecido“. Dans la même veine, peut-être un peu trop lui reprochent ses détracteurs, “Proxima Estacion : Esperanza” sorti en 2001 et enfin “Radiolina“, enregistré sous Because Music, un label indépendant, qui pourrait être le dernier CD de l’artiste.
Car le papa d’un petit garçon qui vit au Brésil avec sa maman - lui vit à Barcelone depuis 8 ans – change son fusil d’épaule : “Vu les évolutions technologiques, je réfléchis à d’autres manières de diffuser ma musique.” C’est désormais son site internet qui lui sert de juke-box géant. Ses titres sont téléchargeables gratuitement et là encore, Manu Chao est un révolutionnaire.

SOURCES : http://www.lepetitjournal.com/content/view/20454/1565/

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Manu Chao, La Radiolina

Publié par thorvald le novembre 6, 2007

Il est bon de retrouver Manu Chao là où il nous avait laissés après la sortie en 2002 de Radio Bemba Sound System, son deuxième disque post-Mano Negra.
On met La Radiolina dans le lecteur et on reprend le combat antimondialisation en compagnie de l’ami Manu. Même thèmes que sur ses disques précédents: les abus du capitalisme, l’exploitation du tiers-monde par les pays industrialisés, l’injustice sociale, la guerre, la pauvreté, la violence policière… Le tout sur des mélodies et de la musique à saveur festive, où le chaud soleil du Sud vient teinter les compositions rock, reggae et gipsy du chanteur polyglotte.

Tantôt en anglais, d’autres fois en espagnol et à quelques occasions en français, les 21 (!) chansons qui composent l’album se veulent de véritables petites bombes qui exploseront, nous en sommes persuadés, en spectacle. Car c’est là que Manu Chao prend sa véritable ampleur. On a déjà hâte à son retour, et d’ici là, on syntonise La Radiolina!

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Manu Chao met le feu à l’Arena

Publié par thorvald le octobre 31, 2007

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Le chanteur altermondialiste Manu Chao et son groupe Radio Bemba a offert une prestation énergique à un public survolté mardi soir à l’Arena. Après le concert, Manu Chao accordait une interview à Mathieu Truffer (TSR) et évoquait le rôle des squats genevois pour sa carrière, son soutien à “toute une culture qu’on essaie d’interdire“.

De passage à Genève, l’ancien leader de la Mano Negra s’est prêté au jeu de l’interview pour tsrinfo.ch. Il a évoqué à cette occasion la situation des squatteurs genevois.

Pour son unique concert en Suisse, le musicien était accompagné de la jeune rappeuse française Keny Arkana et des Suisses de ZembarKader.

Après une tournée américaine qui l’a conduit de l’Amérique latine aux Etats-Unis et au Canada, Manu Chao, 46 ans, revient en Europe auréolé du succès de son troisième opus solo, “La Radiolina”, sorti début septembre.

Généreux disque de 21 chansons et 51 minutes, “La Radiolina” suit notamment “Clandestino”, succès surprise de l’année 1998, et “Proxima estacion: esperanza” (2001). Certains titres, au premier rang desquels le single “Rainin in Paradize”, rappellent la Mano Negra, groupe phare du rock alternatif au tournant des années 80 et 90 dont Manu Chao.

SOURCES : http://www.tsr.ch

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La cour des miracles de Manu Chao

Publié par thorvald le octobre 30, 2007

Dans les loges de l’après-concert de l’Arena, l’icône altermondialiste reçoit sa tribu et ses «potes», anciens ou tout nouveaux.

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«T’inquiète pas, j’arrive!» Manu Chao répond à l’ordre «une bière!» qui émane d’un Perfecto bedonnant, manière d’avatar ultime des Negra Bouch Beat, cette cruelle parodie de l’alternatif français des années 80. Il y a dans ces loges d’après-concert à l’Arena, mardi soir dernier, un tohu-bohu de personnages, une essence de cour des miracles, la fin de la queue de la comète des mouvances alternatives et altermondialistes que compose une tribu d’amis, de potes, de frères et de camarades partisans du sous-commandant Marcos. La figure tutélaire que cette fiesta politique décline en bande-son entre les morceaux du concert et sur le merchandising de l’artiste engagé.

Manu Chao vient de donner plus de deux heures d’un show d’une folle générosité devant 9000 personnes avec ses Radio Bemba Sound System et il embrasse, signe et parle avec tous. S’inquiète aussi de savoir si tout le monde a de quoi apaiser sa soif. La dernière caisse de Cardinal est au bout, il envoie son fidèle tour manager chercher un carton de San Miguel dans le camion du groupe. «Aujourd’hui, à cette heure, je ne refuse rien à personne. Mais je ne prends que des contacts et ne promets rien. Mon problème à moi, c’est que je n’ai pas assez d’une vie pour tout faire.» Il vient de donner son e-mail personnel à deux femmes, look d’institutrices engagées et sérieuses, qui lui demandent un soutien pour une action de leur «assoc’», qui fait évidemment de l’humanitaire en Amérique du Sud.

L’ambassadeur du Nicaragua a eu droit à pareil traitement. Un e-mail de contact. «Je viens de la part du président Daniel Ortega», explique ce quadragénaire à la barbe soignée et au look de circonstance – jeans, baskets et T-shirt élimé – mais surtout foulard des sandinistes et carte d’identité diplomatique qu’il arbore pour forcer le passage dans les loges et faire valoir le sérieux de sa démarche auprès de l’emblème altermondialiste. Pour la grande fête populaire du Nicaragua, le président centre-américain veut Manu Chao. «C’est une bonne occaz’ de donner un concert gratuit au Nicaragua. C’est de toute façon mieux qu’une proposition d’un promoteur privé qui monterait une tournée à 25 dollars l’entrée. Je ne dis pas que je vais le faire, mais c’est un très très bon contact», commentera ensuite Manu Chao tandis que le diplomate traîne dans les parages et s’acclimate rapidement à l’ambiance en dégoupillant les capsules de bière à la main – méthode briquet – avec une dextérité que ne doivent pas lui connaître ses condisciples du Palais des Nations.

«J’ai appris mon métier dans les squats»

Les 20 mètres de couloir qui mènent à la loge sont finalement traversés en vingt-cinq minutes. Dans l’intimité d’une pièce «squatée» par quelque 10 personnes, au va-et-vient incessant, et que de toute évidence Manu Chao ne connaît pas vraiment, la causerie peut commencer. Squat justement, il en est question. Tout à l’heure sur scène, l’association genevoise Intersquat a eu droit à cinq minutes de parole en live. «On est train de flinguer la vie populaire des centres-villes», renchérit Manu Chao. «A Barcelone, comme à Genève. C’est peut-être la seule chose que j’ai vraiment envie de dire. Si je n’avais pas joué dans les squats de Genève il y a vingt ans, je ne serais pas là. Ce sont des lieux de culture et d’apprentissage. J’ai appris mon métier dans les squats de Genève, Paris, Barcelone ou Liège. Avec l’immobilier, on est en train de dessouder tout ça et moi, ça me fait mal.»

«Exact, exact, exact…» approuve un zigoto qui coupe la parole et s’impose en nouvel ami. «Non, je ne rentre pas tout de suite, je suis en grande discussion avec Manu Chao», hurle-t-il dans son mobile. Chacun rigole. Manu Chao est à tout le monde, non? Sinon à quoi sert une icône… «C’est pas à moi de dire ça», tempère Manu Chao. «Je vis au jour le jour. Et j’essaie d’aider du mieux que je peux mais je ne peux pas dire si je sers à quelque chose.»

Plus tard, dans le couloir, un jeune gars a son idée sur la question. Il étouffe littéralement le petit chanteur franco-espagnol, l’enserre dans ses bras, l’embrasse affectueusement et témoigne: «Manu Chao, je l’ai vu à Sziget (ndlr: festival de Budapest où Manu Chao a joué le 10 août 2007) , c’était grand. Merci de nous faire vivre des moments comme ça!» Comme quoi? «Comme ça», montre-t-il en faisant battre sa main sur le cœur.

SOURCES : http://www.24heures.ch

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Radiolina

Publié par thorvald le juillet 30, 2007

Actuellement, Manu Chao présente son album ‘Radiolina‘ dans une tournée nord-américaine qui l’emmène de Vancouver à Brooklyn. Le titre ‘Rainin in Paradize‘, premier extrait, a été réalisé avec l’aide d’Andrew Scheps des Red Hot Chili Peppers. Le cinéaste Emir Kusturica s’est occupé du clip vidéo. Manu a d’ailleurs réalisé la bande originale de son prochain filmMaradona‘. Le 30 juillet prochain, retrouvez-le à Vic-Fezensac pour un concert exclusif, dans le cadre du festival Tempo Latino.

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Critique de ‘La Radiolina’ par Mathieu Durand
Pour cet album, le Chao flirte avec la grosse production (à la sauce américaine). Il chahute et crapahute sur des morceaux chapotés par Mario Caldato (Beastie Boys) et Andrew Scheps (Red Hot Chili Peppers). Résultat : un son plus rond et une batterie qui marque souvent tous les temps, à l’aveugle. ‘Besoin de la lune’, pièce “chaoïste” au possible, flanquée de sa guitare résonnant tel un banjo country, résume bien la pâte sonore qui sévit sur ‘La Radiolina’ : une rythmique rock trop marquée pour être honnête. Sans cela, le morceau aurait sans doute ressemblé à un autre du Chao. Ce qu’on peut reprocher à Manu peut donc aussi lui être gratifié : il change. Beaucoup l’avaient accusé d’un manque patent d’évolution entre les inauguraux ‘Clandestino’ et ‘Proxima Estacion : Esperanza’, ‘La Radiolina’ renoue (à l’inverse) avec la brutalité de la Mano Negra (le basique ‘Bleedin clown’). Par là même, Chao quitte peu à peu le lo-fi et le dépouillement qui ont fait le succès dans sa période clandestine. La simplicité à la Manu, on la retrouve sur ‘Politic Kills’ (texte engagé, riff minimaliste, mélodie latine). Sur de telles ritournelles, le chanteur / guitariste semble remâcher toujours les mêmes thèmes mélodiques et textuels pour les faire émerger, légèrement différents, comme pour voir “l’effet que ça fait”. Avec une indéniable spontanéité, Manu Chao trace sa route en déposant de petits cailloux discographiques derrière lui. Le dernier en date n’est sûrement pas le plus poli, sans être non plus désagréable au toucher (les délicieux ‘A cosa’ ou ‘Amalucada vida’). Il s’apparente plutôt à une étape dans la démarche singulière d’un personnage à découvrir dans son élément naturel (la scène). Chao délivre une musique cosmopolite sans prétention auquel ses admirateurs aimeraient greffer des ambitions. ‘La Radiolina’, en fin d’écoute, c’est un peu le dynamisme de la Mano chanté à la Manu.

SOURCES : http://www.evene.fr

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Les Maliens aiment les mélanges et le dialogue entre les cultures

Publié par thorvald le décembre 23, 2004

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Comment est née votre collaboration avec Manu Chao, qui a produit votre nouvel album ?
On s’est rencontré à Paris. Il avait demandé à nous voir, car il avait écouté dans sa voiture notre album précédent, et il avait adoré. On a chanté ensemble, ça c’est bien passé, c’était cool. Après, on a fait ensemble le Festival du désert, au Mali. On a composé quelques morceaux là-bas. Sa façon de faire de la musique nous a beaucoup plu ; de plus, on connaissait la Mano Negra, son ancien groupe. Il nous a apporté des mélanges un peu latino et blues. Les Maliens aiment les mélanges.

SOURCES : www.courrierinternational.com

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